•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un amphithéâtre réalisé à coût nul, espère Étienne Jacques

Une esquisse d'architecte.

Saguenay a présenté une autre mouture de l'amphithéâtre au centre-ville de Chicoutimi.

Photo : Courtoisie : Saguenay

Mélyssa Gagnon

L'ancien numéro un de Rio Tinto en Amérique du Nord, Étienne Jacques, propose une version revisitée du projet de construction d'un amphithéâtre sur la zone ferroviaire à Chicoutimi.

Étienne Jacques, embauché par la Ville l'automne dernier comme consultant, a fait le point mercredi après-midi à l'hôtel de ville aux côtés de l'architecte Roger Fradette, qui a dessiné les esquisses. Il propose une mouture simplifiée du projet initial de Josée Néron, présenté en 2018, puis abandonné parce qu'il ne faisait pas consensus à la table du conseil.

Le coût évalué est de 64,2 millions de dollars, soit 42,2 millions pour le centre multifonctionnel et 18,9 millions pour la nouvelle autogare et une passerelle reliant la zone portuaire et le centre-ville. Saguenay espère obtenir 45,9 millions de dollars en subventions. La part de la Ville serait donc de 18,3 millions de dollars.

Étant donné que des économies seraient générées par la conversion du Pavillon de l'agriculture en entrepôt et par des stationnements payants aménagés à l'amphithéâtre, Étienne Jacques pense que le projet se réaliserait pratiquement à coût nul.

Étienne Jacques devant un micro.

L'ex numéro un de Rio Tinto en Amérique du Nord, Étienne Jacques, a présenté le projet de Place des congrès sur la zone ferroviaire. Selon lui, le projet de 64 millions pourrait être financé à 66 % par des sources autres que la Ville.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Le projet

Le projet comprendrait donc un amphithéâtre sportif et culturel de 4054 places, un stationnement à étages de 350 places doté d'un toit vert et une passerelle. Le hall d'entrée du complexe accueillerait une exposition permanente à saveur autochtone grâce à un partenariat avec La Pulperie, ce qui serait assorti d'une subvention gouvernementale.

Dans une deuxième phase, le terminus d'autobus déménagerait à l'amphithéâtre, qui deviendrait une gare intermodale.

Mon mandat, c'était de trouver le meilleur scénario optimisateur du point de vue financement, du point de vue coûts d'opérations et du point de vue optimisation des infrastructures.

Étienne Jacques, consultant embauché par Saguenay
Une esquisse d'architecte.

Le coût évalué est de 64,2 millions de dollars.

Photo : Courtoisie : Saguenay

Pour que le projet fonctionne, un nouveau modèle d'affaires sera requis. La construction, telle que présentée, est tributaire d'une grande part de financement de la part du privé et des citoyens, qui seront invités à contribuer en achetant des sièges (style "J'ai ma place"). Le nom serait vendu à une entreprise et le tableau indicateur de l'aréna pourrait aussi être commandité.

Étienne Jacques est sans équivoque : la gestion du complexe ne doit pas être assumée par la Ville.

Il faut absolument que ce soit un OBNL avec un comité de gestion et un comité de promoteurs qui gère le projet sinon on n'arrivera pas au budget qu'on veut et on n'arrivera pas avec le contrôle qu'on veut de ce genre de projet-là, pense le consultant.

Historique

Lors du dévoilement de l'Amphithéâtre + par Josée Néron devant les membres de la chambre de commerce en 2018, le coût était estimé à environ 80 millions de dollars. Après l'abandon du projet, des citoyens ont été invités à faire des propositions.

Il a été question d'aménager un parc et un complexe résidentiel sur la zone ferroviaire. C'est à ce moment qu'Étienne Jacques et l'ancienne conseillère municipale Joan Simard sont entrés en scène pour proposer la construction d'une Place des congrès, un centre multifonctionnel doté d'une glace et d'une salle de spectacle.

Le dossier a évolué depuis ce temps et le mandat confié à Étienne Jacques était de présenter une nouvelle mouture, qui ressemble tout de même en plusieurs points à la version qu'il a proposée avec Joan Simard.

Une esquisse d'architecte.

Dans une deuxième phase, le terminus d'autobus déménagerait à l'amphithéâtre, qui deviendrait une gare intemodale.

Photo : Courtoisie : Saguenay

Retiré du plan triennal

Après le rejet du budget le 18 décembre, la Ville avait annoncé l'exclusion de l'amphithéâtre et de cinq autres projets structurants du plan triennal 2020-2022.

La Ville croit maintenant que le projet est réalisable, tout comme celui d'un stade multisport à Jonquière, un dossier qui a été rapatrié au cabinet de la mairesse. Le président de la commission des sports et du plein air de Saguenay, Michel Thiffault, s'est d'ailleurs montré très ferme à ce sujet au terme de la présentation à laquelle les conseillers ont eu droit en plénière mercredi.

Oui, on regarde ce qu'on peut faire et il y aura encore des discussions pour l'amphithéâtre, mais il ne faut pas oublier le centre multisport. Pour moi, c'est une priorité, a-t-il martelé.

À lire aussi

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saguenay–Lac-St-Jean

Politique municipale