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Deux commissaires aux droits de la personne nommés sans consulter la commissaire en chef

La commissaire en chef Renu Mandhane prononce un discours.

La commissaire en chef, Renu Mandhane

Photo : La Presse canadienne / Colin N. Perkel

Radio-Canada

La commissaire en chef de la Commission des droits de la personne de l’Ontario réclame des explications du gouvernement Ford après la nomination de deux nouveaux commissaires sans qu’elle ait été consultée.

Renu Mandhane souligne également que les deux nouveaux commissaires n’avaient même pas présenté une demande, dans le cadre du processus public de mise en candidature. Plus de 300 personnes avaient posé leur candidature pour ces postes de commissaire à temps partiel.

Mme Mandhane ajoute que l’un d’entre eux, un policier de Toronto, pourrait être en conflit d’intérêts, puisque la commission enquête sur des allégations de profilage racial de la part du corps policier.

L’agent Randall Arsenault est à l’emploi de la police de Toronto depuis 18 ans et travaille présentement comme agent de liaison autochtone. Il est très actif sur les médias sociaux.

On voit Randall Arsenault, l'agent de liaison de la police de Toronto auprès des Autochtones.

Randall Arsenault, l'agent de liaison de la police de Toronto auprès des Autochtones.

Photo : Radio-Canada / Paul Smith

L’autre commissaire nommé par le gouvernement Ford est Violetta Igneski, qui est professeure de philosophie à l’Université McMaster. Elle a publié plusieurs articles sur les droits de la personne et les devoirs des citoyens en société.

Renu Mandhane soutient que son bureau s’était entendu avec ministère du Procureur général en décembre au sujet du processus de sélection et que celui-ci n’a pas été respecté.

Le porte-parole du ministère du Procureur général Jesse Robichaud réplique dans une déclaration écrite que les nominations sont conformes au Code des droits de la personne de l’Ontario.

« Il précise que les personnes nommées à la commission doivent avoir des connaissances, de l’expérience ou de la formation liée à la loi et aux enjeux des droits de la personne », dit-il. Elles sont nommées par le gouvernement sur recommandation du cabinet. 

Mme Mandhane reconnaît que les nominations ne sont pas illégales.

Elle demandera l'avis du commissaire à l'intégrité J. David Wake au sujet d'un possible conflit d'intérêts, à la suite de la nomination de M. Arsenault.

Avec les informations de CBC

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