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Procès de Maurice Johnson : des vidéos du soir de la mort de Brady Francis présentées

Maurice Johnson à sa sortie du palais de justice de Moncton le 15 janvier 2020.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Au huitième jour du procès pour délit de fuite de Maurice Johnson, accusé relativement à la mort de Brady Francis, des vidéos de surveillance ont été présentées au palais de justice de Moncton. La chronologie de ce qu'on y observe a été remise en question par la défense.

Maurice Johnson, 57 ans, est accusé d'avoir omis de s'arrêter sur les lieux d'un accident qui a causé la mort d'une personne.

Brady Francis, 22 ans, de la Première Nation d'Elsipogtog, a été retrouvé mort à Saint-Charles, au Nouveau-Brunswick, le 24 février 2018, vers 21 h 40.

Mercredi, Mathieu Richard de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a été appelé à la barre des témoins. Le gendarme Richard est l’enquêteur principal qui a analysé les vidéos de surveillance récupérées près des lieux de l’accident.

Il a raconté qu’il cherchait à repérer, sur ces images, un camion gris GMC Sierra 2003, qui était le véhicule que conduisait Maurice Johnson. Les vidéos enregistrées le soir de la mort de Brady Francis proviennent de deux caméras de surveillance le long de la route Saint-Charles-Sud, l’une appartenant à une station-service et l’autre à un résident du secteur.

Brady Francis.

Brady Francis est mort le 24 février 2018 à 22 ans.

Photo : Facebook

Le corps de Brady Francis a été retrouvé un peu plus à l’est des lieux filmés par ces deux caméras.

La défense a remis en question le rapport du gendarme Richard. Gilles Lemieux, l’avocat de Maurice Johnson, estime que ce document n’est pas recevable.

Comme l’heure réelle et celles apparaissant sur les caméras de surveillance n’étaient pas les mêmes, l’enquêteur les a ajustées en se fiant sur l'heure sur son téléphone. Me Lemieux estime que d’effectuer une telle synchronisation nécessite une expertise. Il a fait valoir que le policier ne s’était pas nécessairement assuré que l'heure de son téléphone était juste.

La juge Denise LeBlanc a demandé au procureur de la Couronne, Pierre Gionet, d’expliquer la pertinence de ces images et de ce rapport. Selon le procureur, il s’agit de corroborer les témoignages entendus plus tôt de personnes qui circulaient sur la route Saint-Charles-Sud le soir du 24 février 2018.

Les avocats doivent présenter vendredi d'autres arguments sur la recevabilité de ce document.

Un avocat sous la neige.

L'avocat Gilles Lemieux devant le palais de justice de Moncton le 15 janvier 2020.

Photo : Radio-Canada / CBC

On s’attend à ce que la défense appelle quatre témoins à la barre. Il n’est pas certain que l’accusé lui-même témoignera.

Maurice Johnson, qui a plaidé non coupable, avait indiqué aux policiers lors de son interrogatoire qu’il croyait avoir heurté un chevreuil avec son véhicule lors d’une promenade avec son épouse.

Le procès doit se poursuivre jusqu'au 31 janvier.

Avec des renseignements de Wildinette Paul

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