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Hausse des loyers : locataires et propriétaires déçus des taux décrétés par la Régie

Une pancarte de logement à louer

Photo : Radio-Canada

Carl Marchand

Le taux d'augmentation du loyer de base au Québec décrété par la Régie du logement est deux fois plus élevé que celui de l'année dernière. Mais tant les locataires que les propriétaires se disent déçus.

Les taux d'augmentation sont calculés à partir des indices de prix à la consommation des 12 mois de l'année précédente établis par Statistique Canada.

Pourcentages applicables pour le calcul des augmentations de loyer :

  • Logement non chauffé : 1,2 %;
  • Logement chauffé à l'électricité : 1 %;
  • Logement chauffé au gaz : 1,4 %;
  • Logement chauffé au mazout : 0,6 %.

Pour un logement de 800 $ par mois, l'augmentation serait donc d'environ 10 $.

À cela s'ajouteront les hausses liées à l'impôt municipal ou aux travaux, le cas échéant.

Locataires craintifs

Les organismes qui ont pour mission de défendre les locataires soutiennent que les hausses de loyer dépassent toutefois de beaucoup les recommandations de la Régie du logement.

Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) est d'avis qu'il faut « s'attendre au pire » au cours des prochaines années.

« C'est plus difficile de se trouver un logement et, de l'autre côté, les propriétaires augmentent de manière plus importante les loyers », s’inquiète le porte-parole Maxime Roy-Allard.

« Beaucoup de locataires craignent de quitter leur logement par incapacité d'en trouver un nouveau », insiste-t-il.

Les propriétaires déçus

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) juge de son côté que les taux suggérés sont trop bas.

Au premier chef, le regroupement déplore le calcul pour les augmentations liées à des travaux majeurs : la Régie indique que les propriétaires pourront réclamer 2,58 $ de plus par tranche de 1000 $ de travaux.

« Ni plus ni moins, on détruit de la valeur, c'est la première déception qu'on voit », dénonce le directeur des affaires publiques, Hans Brouillette.

Hans Brouillette, directeur des affaires publiques de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec dans les studios de Radio-Canada

Hans Brouillette, directeur des affaires publiques de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec

Photo : Radio-Canada

Il en va de même en ce qui concerne le taux d'augmentation du loyer de base.

« Ça demeure des critères qui sont inférieurs à l'inflation et au coût de la vie, et c'est ce qu'on déplore. Ça ne permet pas d'entretenir les logements et de préserver les immeubles en mode locatif », ajoute-t-il.

La CORPIQ indique par ailleurs que les propriétaires n'ont pas l'obligation de suivre les recommandations de la Régie.

Ce sont cependant ces formules qui seront utilisées lors d'une audition devant le tribunal en cas de différend sur le montant d'un loyer.

Avec la collaboration de Marie-Pier Mercier

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