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Une année chaude s’annonce pour la CSN dans la région

Bureau régional de la CSN

Bureau régional de la CSN

Photo : Radio-Canada / Félix B. Desfossés

Marc-André Landry

La CSN s’attend à une année chargée en 2020, alors que près de 30 syndicats de la région, représentant 4 500 membres, amorceront des négociations pour renouveler leur contrat de travail.

La principale négociation touchera 6 syndicats du secteur public, dont la convention collective prend fin le 1er avril. Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CCATNQ) qualifie d’offensantes les premières offres gouvernementales qui prévoient une augmentation salariale de 7 % sur 5 ans.

Félix-Antoine Lafleur est assis à une table de conférence de presse et s'adresse aux gens.

Le président du conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CCATNQ), Félix-Antoine Lafleur.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Selon le président du CCATNQ, Félix-Antoine Lafleur, la quinzaine de nouvelles conventions collectives conclues dans la région en 2019 sont un bel exemple qu’il est encore possible d’avoir de relations saines entre les parties patronales et syndicales.

Le gouvernement a fait un offre ridicule, à la limite insultante pour les employés de l’État, dit-il. On lui demande de s’inspirer de ces employeurs-là qui réussissent à négocier. C’est une tendance qui n’est pas seulement en Abitibi-Témiscamingue ou dans le Nord-du-Québec, Ça s’étend à la grandeur du Québec. On a besoin de moins en moins de faire appel à des moyens de pression lourds. Il y’a de plus en plus de dialogue. Le gouvernement devrait s’en inspirer et dialoguer.

Un seul conflit de travail a touché les syndicats de la CSN en 2019 dans la région, alors que les travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda ont tenu 16 jours de grève, avant d’en venir à une entente en mars dernier.

Des syndiqués de la CSN manifestent devant une Caisse Desjardins.

Les employés de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda ont fait une grève en hiver 2019.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Santé et sécurité, une priorité

Par ailleurs, la santé et sécurité au travail figurent parmi les priorités de la CSN en 2020, avec l’annonce du ministre du Travail de revoir les lois s’appliquant à ce domaine.

Pour le CCATNQ, il est primordial de profiter de cette révision pour étendre les mécanismes de prévention prévus dans la loi à tous les secteurs d’emploi. Il est notamment question de la création dans chaque entreprise d’un comité paritaire et l’élection d’un représentant en santé et sécurité, qui pourra être libéré pour accomplir du travail en prévention.

Environ 75 % des travailleurs ne sont pas couvert par un mécanisme de prévention prévu par la loi actuelle, affirme Félix-Antoine Lafleur. Dans ce cas-là aussi, l’État fait piètre figure come employeur.

Politique

Enfin, le Conseil central de la CSN déplore l'attitude fermée et idéologique démontrée par le gouvernement de la Coalition Avenir Québec depuis son arrivée au gouvernement. Le dossier des maternelles 4 ans, le projet de loi 40 abolissant les commissions scolaires et l’absence de politique environnementale claire figurent parmi les principales doléances de la CSN.

En environnement, le syndicat promet d’ailleurs de suivre de près l’évolution des projets de Gazoduq et de la mine de lithium de Sayona Mining, à La Motte.

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