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La Couronne souhaite recourir à une preuve particulière au procès de Patrick Chénard

Patrick Chénard et son avocat, devant le palais de justice.

Patrick Chénard, en compagnie de son avocat, Me Yves Desaulniers, à l'extérieur du palais de justice de Rimouski (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les plaidoiries concernant la requête de preuve de faits similaires présentée par le procureur au procès du massothérapeute et kinésiologue Patrick Chénard se sont tenues mercredi après-midi au palais de justice de Rimouski. Ce type de preuve peut, par exemple, servir à démontrer un comportement répétitif ou à établir la crédibilité des témoins et de leurs versions des faits.

La Couronne a déposé la requête étant donné les similitudes frappantes entre les témoignages des différentes plaignantes.

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Normand Morneau-Deschênes, a parlé de répétition des gestes allégués et même d'une signature et d'une carte de visite de l'accusé à partir de janvier 2018.

De son côté, l'avocat de la défense, maître Yves Desaulniers, a demandé au juge de permettre l'emploi de la preuve de faits similaires pour certaines des plaignantes seulement, soit celles qui auraient reçu des massages de détente à l'occasion de tests sur la musique.

Il a par contre demandé au juge d'exclure de cette catégorie deux plaignantes qui ont fait état de gestes présumés qu'il considère comme plus intrusifs.

Maître Desaulniers a plaidé que ces gestes présumés étaient beaucoup trop dévastateurs pour être considérés au même titre que ceux signalés par les autres plaignantes.

Il a aussi demandé que les témoignages des plaignantes qui auraient reçu des massages thérapeutiques soient traités à part de ceux des présumées victimes qui auraient reçu des massages de détente.

Le juge Jules Berthelot devrait rendre sa décision sur l'admissibilité de la requête de preuve de faits similaires au début du mois de mars.

Il devrait aussi présenter les motifs du rejet de la demande de séparation des chefs d'accusation présentés par la défense plus tôt dans le procès.

Le procès doit être ajourné en cours de journée jeudi pour reprendre le 30 mars. La preuve de la défense sera donc entendue lors de la reprise du procès.

L'avocat de la défense a indiqué jeudi qu'il allait appeler quelques témoins à la barre, dont l'accusé.

Contre-interrogatoire de la 10e présumée victime

L'avocat de la défense, Yves Desaulniers, a interrogé mercredi matin la 10e présumée victime sur les massages qui ont précédé celui où les gestes allégués se seraient produits.

Il lui a posé aussi de nombreuses questions sur le massage de 2018, pendant lequel Patrick Chénard lui aurait frôlé les parties génitales.

Elle a indiqué qu'elle ne se souvenait pas de certains détails, comme l'ordre dans lequel il a massé les différentes parties de son corps. Elle ne se souvenait pas non plus de tous les détails de la conversation qu'elle dit avoir eue avec l'accusé avant le massage.

L'avocat l'a ensuite interrogée sur la soirée au bar pendant laquelle elle allègue que Patrick Chénard aurait tenté de lui toucher une fesse et lui aurait dit qu’elle avait de beaux seins.

Maître Desaulniers a demandé à la plaignante si elle aurait elle-même demandé à l'accusé s'il trouvait qu'elle avait de beaux seins. Elle a répondu par la négative.

L'avocat lui a posé des questions sur la quantité d’alcool qu’elle a consommé pendant cette soirée. Elle dit qu’elle a bu, mais qu’elle était encore très consciente.

Il l'a aussi interrogée sur des messages qu'elle a échangés avec d'autres plaignantes.

Cette 10e présumée victime dans le procès de Patrick Chénard a livré son témoignage mardi matin.

Patrick Chénard, 28 ans, fait face à 11 chefs d’accusation d’agression sexuelle et à un chef d'accusation d’exploitation sexuelle.

Les faits allégués se seraient produits en novembre 2015 à Trois-Rivières et entre janvier 2016 et avril 2018 à Rimouski.

D'après les informations d'Édith Drouin

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