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Les enseignants de l'élémentaire comptent poursuivre leurs grèves tournantes lundi

Sam Hammond, président de la Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario lors de la conférence de presse devant la Cour supérieure de l'Ontario, à Toronto

Le président de la FEEO, Sam Hammond, déplore que les dernières négociations avec la province datent de plus d’un mois (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Nadeau

Radio-Canada

La Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO) a annoncé qu’elle compte entamer une deuxième semaine de grèves tournantes à compter de lundi 27 janvier alors que les négociations entre le syndicat et le gouvernement de Doug Ford sont au point mort depuis plus d’un mois.

Le plus important syndicat de l'éducation de l'Ontario a annoncé mercredi qu'à moins qu'un accord ne soit conclu avec la province, une grève touchera les conseils scolaires des districts de Simcoe, Waterloo, Keewatin-Patricia et le Penetanguishene Protestant Separate school board.

En vertu de la Loi, le syndicat est tenu de donner aux conseils un préavis de cinq jours avant le début d'une grève.

La FEEO est très déçue que le ministre de l'Éducation de Doug Ford, M. Lecce, ne soit pas revenu à la table de négociation pour négocier les questions clés touchant les élèves, leur apprentissage et les éducateurs, a déclaré dans un communiqué le président de la FEEO, Sam Hammond.

Le syndicat, qui représente 83 000 membres, principalement des enseignantes et des enseignants de l'élémentaire du système scolaire public anglais, déplore que les dernières négociations avec la province datent de plus d’un mois.

Cela fait maintenant 34 jours depuis la dernière session de négociation de la FEEO, le 19 décembre 2019.

Sam Hammond, président de la FEEO

Ses négociateurs n'ont pas de mandat et ne sont pas non plus retournés à la table des négociations pour discuter des propositions révisées de la FEEO déposées le 19 décembre concernant davantage de soutiens aux élèves ayant des besoins spéciaux ou des solutions pour lutter contre la violence dans les écoles, affirme Sam Hammond.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, accuse les syndicats d'enseignants d'avoir des demandes salariales déraisonnables.

Toutefois, le président de la FEEO affirme qu’il y a eu très peu de discussions sur les salaires des enseignants malgré les déclarations du ministre Lecce.

Les leaders syndicaux rétorquent que les hausses demandées reflètent l'inflation et veulent que le gouvernement annule ses coupes concernant le soutien pour les élèves ayant des besoins spéciaux, ses plans d'augmenter la taille des classes et d'imposer des cours en ligne au secondaire.

Je suis préoccupé par la quantité de désinformation que le ministre Lecce dit au public par le biais des médias et des médias sociaux. Soit il est mal informé de ce qui s'est passé durant les négociations contractuelles, soit il partage délibérément des informations inexactes pour couvrir les coupes continues qu'il souhaite faire dans l'enseignement public.

Sam Hammond, président de la FEEO

Le manque de soutien pour les enfants ayant des besoins spéciaux, les classes de grande taille et les incidents violents qui se produisent dans les salles de classe en raison du manque de soutien pour les élèves ayant des besoins d'apprentissage uniques sont les raisons pour lesquelles ils sont prêts à continuer la grève, a répété M. Hammond dans son communiqué.

Lundi, la FEEO a commencé ses grèves tournantes dans les écoles élémentaires publiques anglaises avec les enseignants des conseils scolaires de Toronto, de la région de York et d'Ottawa-Carleton.

Depuis une première entente conclue avec le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le gouvernement de l'Ontario semble s’enliser dans les négociations avec les autres syndicats du secteur de l’éducation, dont ceux qui représentent les enseignants du primaire et du secondaire.

Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce en conférence de presse dans une classe.

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce (archives).

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

De son côté, le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a de nouveau dénoncé l'action syndicale dans une déclaration écrite.

Nous continuons de nous opposer au retrait des services aux élèves. Les dirigeants des syndicats d'enseignants ont rompu leur promesse de ne pas nuire à l'apprentissage des élèves en supprimant les services pour nos enfants, y compris les tests de mathématiques de l'OQRE, les programmes parascolaires et les bulletins, a-t-il écrit.

Le ministère se dit prêt à ce que le médiateur rappelle les parties pour poursuivre les négociations de bonne foi.

Pendant des décennies, les familles ont dû faire face à l'action syndicale beaucoup trop souvent. Les élèves méritent mieux, et plus important encore, notre gouvernement croit qu'ils méritent d'être en classe, a répété le ministre.

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Toronto

Éducation