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Préoccupations autour d’un projet pétrolier près de Glenbogie

Un panneau de la Première Nation Makwa Sahgaiehcan, en Saskatchewan.

La Première Nation de Makwa Sahgaiehcan est située à environ 60 kilomètres de Glenbogie, où la compagnie Serafina Energy doit extraire du pétrole.

Photo : CBC

Radio-Canada

Un projet pétrolier de la compagnie albertaine Serafina Energy suscite la controverse au sein de la Première Nation saskatchewanaise de Makwa Sahgaiehcan. Cette dernière déplore qu’aucune évaluation environnementale n’ait été menée avant de permettre à l’entreprise pétrolière d’extraire 8000 barils de pétrole par jour près de Glenbogie, située à environ 250 kilomètres au nord-ouest de Saskatoon.

Le chef de la Première Nation, Ron Mitsuing, considère que le projet de Serafina Energy, qui nécessite également l’utilisation de près de 5 millions de litres d’eau par jour en provenance de la rivière Saskatchewan Nord, ne devrait pas se réaliser avant que sa communauté ne se soit prononcée.

Tout ce qui se passera près de Glenbogie aura des répercussions sur nos lacs, affirme-t-il.

Notre objectif a toujours été de répondre à toutes les préoccupations portées à l'attention de Serafina Energy par les Premières Nations et les Métis, dit un parole-parole de l’entreprise pétrolière, Chris Bartole. Ce dernier précise cependant qu’aucune date n’a été fixée pour commencer les travaux d’extraction.

Le projet de Serafina Energy permettrait d’extraire le pétrole par un processus de drainage par gravité au moyen de vapeur, une méthode de plus en plus populaire.

Bon nombre de réglementations fédérales et provinciales encadrent ce procédé, mais certaines autorisations ont aussi été obtenues par Serafina Energy auprès de municipalités situées près du lieu où l’entreprise pétrolière a l’intention de faire des travaux souterrains.

La municipalité de Frenchmann Butte a notamment donné son accord pour certains éléments du projet. En revanche, elle a aussi posé certaines conditions à ce sujet, selon la préfète Bonnie Mills-Midgley.

Radio-Canada/CBC a tenté de joindre des représentants du gouvernement provincial et de la municipalité de Saint-Walburg, mais aucune entrevue n’a été accordée.

Réflexion plus profonde sur les projets pétroliers

Le professeur adjoint de l'Institut mondial sur la sécurité de l'eau à l'Université de la Saskatchewan, Grant Ferguson, croit qu'il faudrait davantage d’études pour mesurer les effets environnementaux de projets comme celui de Serafina Energy.

Selon des documents du gouvernement de la Saskatchewan, 0,03 % de la quantité d’eau de la rivière Saskatchewan Nord sera utilisée pour le projet.

Au bout du compte, l’eau utilisée ne retourne pas dans le cycle hydrologique, affirme M. Ferguson, tout en précisant qu’il faudra 20 ans pour que l’eau prélevée par l’entreprise pétrolière albertaine se retrouve dans la rivière Saskatchewan Nord.

Gros plan sur le visage de Grant Ferguson qui répond aux questions du journaliste.

Le professeur adjoint de l'Institut mondial sur la sécurité de l'eau à l'Université de la Saskatchewan, Grant Ferguson, croit que les politiciens en Saskatchewan sont « trop permissifs » pour ce qui est de donner leur accord à des projets pétroliers dans la province.

Photo : Chanss Lagaden

Grant Ferguson estime aussi que l’industrie pétrolière et les politiciens en Saskatchewan devraient discuter davantage des effets environnementaux des projets énergétiques, et ce, même si beaucoup d’emplois sont liés à ce milieu.

Nous avons fait avancer des projets sans jamais vraiment passer par des évaluations environnementales rigoureuses. Nous avons besoin de plus d’information, conclut-il.

Avec les informations de Jason Warick

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Saskatchewan

Industrie pétrolière