•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Payées pour manifester en faveur de Meng Wanzhou

Des manifestants devant le palais de justice à Vancouver affichent leur soutien envers Meng Wanzhou.

Certains manifestants devant le palais de justice à Vancouver ne connaissaient pas Meng Wanzhou avant de lui afficher leur soutien.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Radio-Canada

Deux manifestantes affichant leur soutien envers Meng Wanzhou devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique lors de son audience d'extradition lundi affirment avoir été recrutées sous des prétextes fallacieux et payées pour y être.

La directrice financière du géant chinois de la technologie Huawei a été arrêtée à l'aéroport international de Vancouver en décembre 2018 à la demande des États-Unis, qui veulent qu'elle soit extradée pour faire face à des accusations de fraude.

L'actrice Julia Hackstaff affirme qu'on lui a promis 100 $ pour deux heures de travail en échange de ce qu'elle croyait être une apparition comme figurante sur un plateau de tournage. L'offre était publiée sur Facebook par une personne dans le milieu artistique qu'elle n'a jamais rencontrée.

C'est terrible, c'est horrible. J'allais sincèrement participer à quelque chose qui semblait être une belle occasion, raconte l'actrice.

Ils ont profité de ma profession et de ma passion pour faire une fausse manifestation.

Julia Hackstaff

À son arrivée, Mme Hackstaff s'est approchée d'un groupe de jeunes gens qui avaient l'air perdus, affirme-t-elle.

J'ai demandé : "Êtes-vous les figurants?" Un homme a dit oui. Il m'a ensuite demandé mon nom. Il a fait des vérifications sur son téléphone comme s'il avait une liste, poursuit Mme Hackstaff.

On lui a remis une affiche rouge sur laquelle était inscrit Libérez Mme Meng. Justice pour tous!

Elle a commencé à se demander ce qui se passait réellement lorsqu'un journaliste s'est approché d'elle pour lui poser des questions. Je me suis rendu compte que personne n'avait crié "Action", dit-elle.

L'actrice s'est mise à paniquer lorsqu'un deuxième journaliste s'est approché d'elle. Elle a réalisé que le film dans lequel elle pensait être figurante n'était pas un film, mais plutôt un événement réel. Elle affirme avoir quitté les lieux sans être payée.

La directrice financière de Huawei marche en direction de la porte d'entrée de la Cour suprême de la Colombie-Britannique alors que photographes et caméraman témoignent de son passage.

La directrice financière de Huawei à son arrivée à la Cour suprême de la Colombie-Britannique lundi.

Photo : Maggie MacPherson/CBC

150 $ par virement électronique

Une autre manifestante, que Radio-Canada/CBC a accepté de ne nommer que par le pseudonyme SP, a été recrutée par un ami lui promettant un salaire de 150 $.

On m'a dit que c'était pour libérer Mme Meng. J'ai fait une recherche Google afin de me renseigner sur Huawei parce que je n'avais jamais entendu ce nom auparavant dans ma vie, explique SP.

Je n'étais pas renseignée, et c'est gênant. J'aimerais qu'il y ait un moyen de remonter dans le temps.

SP
Un manifestant tient une affiche sur laquelle il est écrit : « Libérez Mme Meng. Une justice équitable » en anglais.

Des affiches de soutien envers la directrice de Huawai ont fait leur apparition lundi matin devant le palais de justice de Vancouver. Certaines disaient « Libérez Mme Meng. Une justice équitable! » en anglais.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Une femme se présentant sous le nom de Jowe aurait remis les affiches au palais de justice, selon SP. Elle n'a pas dit grand-chose, elle nous a simplement serré la main [...] et remis des affiches rouges. C'est tout. On ne nous a donné aucune instruction, aucune information sur ce que nous faisions.

SP a ensuite reçu sa compensation de 150 $ par virement électronique. Elle dit qu'après avoir fait des recherches sur Meng Wanzhou et Huawei elle regrette profondément d'avoir participé à ce qu'elle considère comme une fausse manifestation.

Les deux femmes disent qu'elles ne savent pas qui a offert le paiement en échange de leur participation à la manifestation.

Avec les informations de Karin Larsen

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Procès et poursuites

Justice et faits divers