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La patronne des Grammy porte plainte pour harcèlement et discrimination

Deborah Dungan parle au micro durant une conférence de presse.

Le 16 janvier dernier, l'Académie des arts et sciences de l'enregistrement a mis sa patronne, Deborah Dungan, en congé administratif, alléguant une faute non spécifiée par un haut dirigeant.

Photo : Associated Press / Charles Sykes

Agence France-Presse

La patronne de l'Académie des arts et sciences de l'enregistrement, organisatrice des Grammy, a porté plainte mardi contre l'organisation, qui vient de la suspendre de ses fonctions, assurant qu'il s'agissait de mesures de rétorsion à son encontre pour avoir dénoncé diverses malversations le mois dernier.

Dans la plainte de 44 pages qu'elle a déposée à Los Angeles auprès de la Commission pour l'égalité des chances professionnelles, Deborah Dugan détaille ses accusations qui vont du harcèlement sexuel au conflit d'intérêts en passant par des irrégularités dans les votes pour les Grammy.

La PDG de la Recording Academy, qui regroupe les professionnels et professionnelles de l'industrie musicale, affirme notamment avoir été victime de harcèlement sexuel de la part de Joel Katz, un des avocats de l'organisation. Selon le texte de la plainte, Mme Dugan avait envoyé un courriel à la direction des ressources humaines le 22 décembre pour l'en informer.

Par la voix de son avocat, M. Katz a « catégoriquement démenti » ces accusations auprès de l'Agence France-Presse (AFP), évoquant dans un communiqué un « dîner de travail » dans un restaurant deux mois et demi avant que Mme Dugan ne prenne ses fonctions.

Le courriel envoyé à sa direction par Deborah Dugan « faisait également état de conflits d'intérêts flagrants, de transactions litigieuses de la part des membres du conseil d'administration et d'irrégularités concernant les votes pour les nominations aux Grammy», assure la plainte déposée mardi. « Tout ceci a été rendu possible par la mentalité de monde d'hommes » qui prévaut, selon Deborah Dugan, à la Recording Academy.

La présidente de l'Académie du disque dit par ailleurs dans sa plainte avoir subi des pressions pour embaucher comme consultant son prédécesseur, Neil Portnow, alors que des allégations de viol circulaient à son sujet au sein de l'organisation, « raison réelle pour laquelle son contrat n'avait pas été renouvelé ».

Première femme à diriger l'Académie, Mme Dugan assure que c'est par mesure de rétorsion qu'elle a été placée en « congé administratif » à la suite d'accusations de « mauvaise conduite ».

Sollicitée par l'AFP, la Recording Academy a démenti dans un communiqué les accusations de Mme Dugan, regrettant qu'elles jettent le discrédit sur la cérémonie des prix Grammy qui doit se tenir dimanche à Los Angeles.

« Il est étrange que Mme Dugan n'ait jamais évoqué ces graves allégations avant les accusations portées personnellement contre elle par une employée », écrit l'Académie. Cette employée « affirme que Mme Dugan avait créé un environnement de travail toxique et intolérable et avait adopté un comportement fait d'abus et de harcèlement », poursuit le communiqué.

Une enquête indépendante a été ouverte sur ces faits et les accusations de Mme Dugan.

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