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Boisaco inquiet des entraves causées par le processus d'immigration

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des travailleurs trient des planches de bois.

Boisaco reste un des employeurs privés le plus importants de la Haute-Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Radio-Canada

De plus en plus d’entreprises font appel à des travailleurs étrangers pour combler leurs besoins, mais la complexité du processus d’immigration met parfois des bâtons dans les roues des employeurs.

Un électrotechnicien d’origine française qui habite à Sacré-Coeur depuis plusieurs années est menacé d’expulsion. Son permis de travail est suspendu en raison d’une erreur de frappe dans l'un des documents nécessaires au renouvellement du permis. Benoît Schottey qui vit à Tadoussac avec sa femme et son fils, se retrouve dans l'impossibilité de travailler.

On est venus ici au Québec pour donner une sécurité notamment à notre fils, une sécurité de vie, une sécurité de travail [...] Je suis un travailleur qualifié, j'ai mes diplômes d'électrotechnicien, se désole-t-il.

Aujourd'hui, on me refuse l'accès à mon entreprise.

Benoît Schottey, travailleur d'origine française
Benoit Schottey dans la cours à bois de Boisaco.

Benoît Schottey se retrouve dans l'impossibilité de travailler.

Photo : Radio-Canada / Alexie Andre Belisle

Son employeur Gilles Lamarre de la scierie Boisaco enjoint le gouvernement à simplifier et à humaniser le processus d'immigration.

Demain on [va avoir] d'autres immigrants dans nos organisations. Est-ce qu'on va vivre des choses pareilles?

Gilles Lamarre, directeur de développement des ressources humaines, Boisaco

Est-ce que c'est rendu trop complexe la bureaucratie pour donner accès à des gens qui font un renouvellement de permis de travail? On dirait que c'est tellement complexe que le commun des mortels et même des professionnels ont de la misère à se retrouver, affirme M. Lamarre.

Gilles Lamarre, directeur de développement des ressources humaines, Boisaco

Gilles Lamarre craint de voir les nouveaux arrivants présentement en formation pour travailler chez Boisaco se buter à des embûches similaires à celles vécues par Benoit Schottey.

Photo : Radio-Canada / Alexie Andre Belisle

L’immigration comme solution à la pénurie

L’immigration est pourtant une solution mise en oeuvre en ce moment pour répondre aux besoins criants de travailleurs qualifiés. Pour surmonter le problème de rareté de main d’œuvre, le Centre de formation professionnelle (CFP) de l’Estuaire, et la compagnie Boisaco et ses entreprises affiliées ont mis sur pied une formation en opération d’équipements de production directement en usine, rémunérées.

Au total, neuf personnes participent à cette formation, depuis le 13 janvier, dont des immigrants originaires d’Afrique et d’Amérique du Sud. D’ici le 30 juin, s’ils obtiennent leur diplôme, ces stagiaires auront tous un emploi garanti dans l’entreprise et pourront travailler dans l’une ou l’autre des quatre usines de Boisaco.

Avec les informations d'Alexie André-Belisle

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