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L’immobilier commercial de Montréal a le vent dans les voiles

Une grue surplombe un immeuble en construction.

Un projet de développement immobilier résidentiel et commercial dans Griffintown, au sud du centre-ville de Montréal.

Photo : Radio-Canada

Maxime Bertrand

L’année 2019 a été celle des records. Qu’il s’agisse de tours de bureaux, de location ou d’installations industrielles, l’année qui vient de se terminer a été marquée par une forte activité et par des hausses de loyers sans précédent.

La vigueur du marché montréalais est telle qu’elle a entraîné une baisse du taux d’inoccupation des bureaux dans l’ensemble du pays. Ce taux a atteint un creux en cinq ans, à 10,9 %.

On a connu une année 2019 absolument extraordinaire, dans pratiquement tous les secteurs de l’immobilier commercial : qu’il s’agisse des immeubles de bureaux, de la location de bureaux et même du secteur industriel, qui a fracassé des records. Pour ce qui est des tours de bureaux, cela faisait plus de 10 ans que Montréal n’avait pas connu une baisse du taux d’inoccupation de plus de 2 %. On est passé de 12,9 % à 10,7 %, explique Avi Krispine, vice-président et directeur général de l’agence immobilière CBRE.

La forte demande a eu une incidence sur les loyers nets des bureaux, qui se hissent à 24,57 $ le pied carré, en moyenne.

Le secteur industriel n’est pas en reste, puisque le taux de disponibilité locative est passé légèrement sous la barre de 2,7 %.

Parallèlement à tout cela, les prix ont grimpé en flèche.

Ainsi, dans l’est de Montréal, le prix de vente au pied carré est passé d’environ 40 $, il y a cinq ans, à 80-85 $ aujourd’hui.

En banlieue, le marché immobilier commercial est également en pleine effervescence, puisqu’en 2019, pas moins de 850 000 pieds carrés ont trouvé preneur, du jamais vu.

Les travaux de construction du REM expliquent cet intérêt. L’année 2020 s’annonce tout aussi prometteuse, indique Avi Krispine.

Seul bémol, du côté industriel, la hausse des prix pourrait avoir un effet dissuasif.

Il y aura peut-être un léger ralentissement par rapport à 2019. Nous avons connu des augmentations féroces au cours des quatre dernières années. Est-ce que ça va se calmer? Ça ferait du bien, note Avi Krispine.

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