•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec met les bouchées doubles pour combattre la pénurie d'enseignants

Un étudiant écrit sur un tableau.

Le gouvernement du Québec souhaite profiter de la période d'inscription dans les universités pour lancer un site Internet destiné à ceux qui songent à faire carrière dans l’enseignement.

Photo : iStock

Alex Boissonneault

Face au manque d'enseignants dans les écoles primaires et secondaires du Québec, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge met en place de nouvelles mesures pour faciliter le recrutement du personnel.

Le gouvernement souhaite profiter de la période d'inscription dans les universités pour lancer un site Internet destiné à ceux qui songent à faire carrière dans l’enseignement.

Le site web (Nouvelle fenêtre) doit regrouper à un seul endroit l'ensemble des informations relatives à la profession, qu’un candidat potentiel peut consulter au Québec ou à l'étranger.

On vient centraliser toute l'information nécessaire pour faciliter le recrutement, explique le ministre.

Parmi les renseignements disponibles sur le site se trouvent les qualifications requises, le cheminement académique, les conditions de travail et les offres d'emploi dans le réseau scolaire.

La recherche de talents

Québec souhaite par ailleurs augmenter la présence du ministère dans les activités de recrutement, comme dans les salons d'emploi ou les journées portes ouvertes des différentes universités.

Qui plus est, le ministre espère redoubler ses efforts de recrutement à l’étranger. Les missions de Toulouse et de Paris ont permis aux commissions scolaires d’offrir 340 promesses d’embauche, selon son ministère.

Une autre mission est prévue à Marseille en février, en partenariat avec la Commission scolaire de Montréal, la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île et la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

Enfin, le gouvernement compte sur un parcours académique plus flexible pour convaincre les futurs enseignants, avec la mise en place de maîtrises qualifiantes pour les détenteurs d'un baccalauréat dans une discipline autre que l’enseignement.

Terminée, l’intégration à tout prix

Pour trouver des candidats, le ministre Roberge admet qu’il faut aussi rendre la profession plus attrayante, en améliorant notamment les conditions de travail.

Si l'augmentation des salaires, en particulier pour les nouveaux enseignants, fait partie des solutions, le ministre propose aussi un changement de philosophie en matière d'intégration des élèves qui ont des troubles d’apprentissage.

Y’a une espèce de philosophie que tout le monde, partout, tout le temps, tous ensemble pis par magie ça va fonctionner : c'est pas vrai.

Il souhaite poursuivre le processus qui a permis au gouvernement d'ouvrir 150 classes d'adaptation durant la dernière année.

De nombreuses écoles doivent toujours composer avec un manque criant de personnel enseignant, en particulier dans la région de Montréal.

Le ministre de l’Éducation reconnaît qu’il s’agit d’un des principaux défis du réseau scolaire. Environ 350 enseignants à temps plein manquaient à l'appel à la dernière rentrée scolaire, dit-il, dont 80 % dans la région de Montréal.

Il est convaincu que les mesures annoncées par son gouvernement permettront d’attirer plusieurs centaines d’enseignants.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Éducation

Politique