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Maritime Iron deviendrait le plus grand pollueur de la province

David Coon interviewé dans un couloir de l'édifice de l'Assemblée législative

Le chef du Parti vert, David Coon, estime qu'un projet tel que celui de Maritime Iron est un pas dans la mauvaise direction (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'impact environnemental de l'usine de production de fer qu'on souhaite construire à Belledune suscite son lot de réactions, mardi, au Nouveau-Brunswick.

Avec ce projet évalué à 1,5 milliard de dollars, Maritime Iron deviendrait le plus grand émetteur de gaz à effet de serre de la province.

Les groupes environnementaux ont vite soulevé des inquiétudes au sujet du projet Maritime Iron.

On ne peut plus se permettre d'envisager ce prix environnemental là comme étant une option, craint Nancy Juneau, porte-parole Imaginons la Péninsule acadienne autrement.

Deux femmes devant un micro de Radio-Canada tendu par un journaliste.

Nancy Juneau (à droite), s'oppose au projet d'usine de fer dans la région Chaleur.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Selon la documentation déposée par la compagnie auprès de la province, l'usine produirait 3,8 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an, devançant ainsi le plus grand émetteur actuel, la raffinerie Irving de Saint-Jean.

Le plan climatique de la province prévoit pourtant un objectif de réduction de 30% des émissions d'ici 2030.

C'est même pas une question de philosophie, c'est une question d'urgence climatique. Tous les scientifiques s'entendent, il faut faire des choix difficiles maintenant. À mon avis, ça ç'en est un, affirme Mme Juneau.

Antoine Zboralski, président de l’organisme pour la défense de l’environnement de l’Université de Moncton, Symbiose, abonde dans le même sens.

Antoine Zboralski, président de Symbiose, témoigne de sa déception.

Antoine Zboralski, président de Symbiose, s'inquiète des répercussions d'un projet d'usine de fer polluant dans le nord-est du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Rajouter un projet qui empêcherait la province de parvenir à ces objectifs-là, ça serait évidemment catastrophique, parce qu'on sait qu'on s'attend à du réchauffement climatique vraiment critique d'ici la fin du siècle, s'inquiète-t-il.

Sans surprise, le chef du Parti vert exprime lui aussi des réserves.

C'est inacceptable d'avoir un nouveau développement qui va augmenter nos émissions.

David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick

Pour le premier ministre Blaine Higgs, il faut évaluer le projet dans son ensemble.

Oui il y aurait davantage de gaz à effet de serre au Nouveau-Brunswick, mais globalement, en réduisant le transport des matières, le bilan est positif, croit-il.

Blaine Higgs donne une conférence de presse

Le premier ministre Blaine Higgs reste confiant malgré les réserves de certains.

Photo : Radio-Canada

Blaine Higgs concède qu'il faudra l'appui du fédéral, et une exception pour que le projet aille de l'avant.

Rappelons que Maritime Iron créerait 1330 emplois directs lors des trois années de construction et que l'usine emploierait 185 travailleurs.

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