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Les sociétés minières du Nord de l’Ontario à la recherche de relève

Quatre jeunes professionnels.

Quatre jeunes du milieu minier ont participé à une table ronde lors de la conférence Procurement, Employement, Partnerships (PEP).

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Les sociétés minières du Nord de l'Ontario et leurs partenaires sont réunis pour deux jours à Sudbury. L'objectif? Discuter des défis de l'industrie et bâtir son futur. Au cœur des débats du salon de l'emploi et des métiers, se trouve la nécessité d'attirer et de former la relève.

Les industries minières, dont la moitié du personnel a plus de 45 ans, ont offert mardi une tribune à quatre jeunes professionnels de différentes entreprises.

Ces derniers espéraient ainsi aiguiller leurs collègues sur les intérêts et les besoins de la nouvelle génération de travailleurs.

Ils ont notamment souligné leur volonté d'occuper un emploi porteur de sens, où ils ont l'occasion d'apprendre et où leur voix est entendue.

S'ils se disent très satisfaits des occasions qui s'offrent à eux, ils estiment que l'industrie doit être plus dynamique dans son approche avec les jeunes.

Je pense qu'avec les réseaux sociaux, on a l'occasion de discuter de nos défis et de nos réussites. De montrer ce que nous faisons. Et de mettre de l'avant l'impact positif qu'on peut avoir sur les communautés.

Brianna Simeoni, coordonnatrice à la formation et au recrutement, SCR Mining and Tunneling

Mettre de l'avant le parcours de jeunes professionnels au sein des cursus scolaires est également une initiative efficace, estime Shannon Katary, directrice du marketing et des communications chez Maestro Digital Mine.

Voir quelqu'un de son âge raconter ce qui l'anime dans l'industrie minière permet de mieux s'y projeter. Les étudiants peuvent ainsi s'imaginer, eux aussi, transformer l'industrie.

La jeunesse, vecteur de changement?

La déléguée jeunesse de l'Université Laurentienne Kaella-Marie Earle admet avoir été très critique de l'industrie minière avant de s'y investir.

Maintenant, elle qui étudie le génie chimique estime que renforcer la relation de confiance entre les minières et les communautés autochtones est essentiel à la réconciliation.

Une salle de conférence remplie.

Plus d'une centaine de membres de l'industrie minière, des Premières Nations et d'étudiants étaient présents mardi.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Tout le monde s'entend pour dire qu'une bonne relation est nécessaire pour faire de bonnes affaires. C'est particulièrement vrai chez les Autochtones, explique-t-elle.

Pour ce faire, l'étudiante croit qu'il est primordial que les compagnies aillent à la rencontre des communautés afin d'en faire des partenaires. Un engagement qui permet non seulement d'accélérer l'aboutissement de projets miniers, mais de les améliorer, estime-t-elle.

Et, selon l'étudiante, la nouvelle génération est bien outillée pour conclure de telles ententes.

Nous avons grandi dans une ère de transformation technologique. Nous sommes habitués au changement. Nous sommes proactifs et socialement engagés.

Kaella-Marie Earle, déléguée jeunesse de l'Université Laurentienne

La notion de partenariat entre les industries minières et les communautés autochtones est d'ailleurs l'un des thèmes majeur du congrès.

Des présentations sur l'immigration, l'environnement et l'avenir de l'industrie des ressources sont également à l'horaire.

L'événement est organisé par la Chambre de commerce du Grand Sudbury et le Conseil canadien des entreprises autochtones.

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