•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bombardier songerait à associer sa division ferroviaire à Alstom

On voit le train solidement attaché sur un wagon sur rails.

La décision de Bombardier aurait pour but de réduire sa dette de plus de neuf milliards de dollars américains.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

La Presse canadienne

Dans le but de réduire sa lourde dette de plus de neuf milliards de dollars américains, Bombardier étudierait la possibilité de regrouper ses activités de construction de matériel roulant et celles de sa rivale française Alstom.

Selon l'agence Bloomberg, qui cite des sources confidentielles, ce scénario serait sur la table depuis quelques mois – avant que la multinationale québécoise ne décide de lancer un avertissement sur ses résultats, jeudi dernier.

Nous ne commenterons pas les rumeurs de marché, s'est limité à répondre un porte-parole de Bombardier, Olivier Marcil, dans un courriel, pendant qu'Alstom faisait de même.

En signalant que ses résultats financiers seraient moins élevés que prévu, Bombardier avait laissé planer le doute sur sa participation dans le programme de l'A220 – l'ex-C Series. Elle affirmait de plus considérer ses options pour réduire sa lourde dette, ce qui a soulevé au passage des questions sur son avenir.

Certains analystes ont également avancé la possibilité de voir la société se départir de sa division de jets d'affaires.

Nous croyons qu'une cession potentielle de Bombardier Transport à Alstom serait logique, car elle permettrait de mieux concurrencer de plus grands joueurs de l'industrie, a estimé Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, dans une note.

D'après l'analyste, les revenus annuels générés par la division ferroviaire de Bombardier et Alstom seraient de 18 milliards de dollars américains, par rapport à 34 milliards pour CRRC, un constructeur chinois soutenu par l'État, et 10 milliards pour l'allemande Siemens.

En excluant la participation de 30 % détenue par la Caisse de dépôt et placement du Québec dans Bombardier Transport, M. Poirier croit que l'entreprise québécoise pourrait obtenir environ 2,5 milliards de dollars advenant une transaction.

La Caisse n'a pas voulu commenter les discussions évoquées par l'agence américaine.

Pas la première tentative de fusion

En 2017, des reportages avaient fait état d'échanges entre Bombardier et Siemens afin de regrouper Bombardier Transport – dont le siège social se trouve à Berlin, en Allemagne – et Siemens Mobility Rail Solutions, une coentreprise qui construit des trains et fabrique de l'équipement de signalisation ferroviaire.

Siemens s'était par la suite tournée vers Alstom en vue d'une union, qui s'est toutefois butée au refus de la Commission européenne en février 2019.

Un mariage entre Bombardier Transport et le géant français ferait également l'objet d'un examen minutieux des autorités réglementaires européennes, a souligné l'analyste de Desjardins Marchés des capitaux.

À la Bourse de Toronto, l'action de catégorie B de Bombardier, qui dévoilera ses résultats du quatrième trimestre le 13 février, a clôturé à 1,29 $, mardi, en hausse de 7 cents, ou environ 5,7 %.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Transports

Économie