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Apple aurait renoncé au chiffrement des sauvegardes iCloud après des pressions du FBI

Une personne tient un téléphone iPhone 1 Pro.

Apple serait plus disposée à aider les autorités qu’elle le laisse entendre.

Photo : Getty Images / grinvalds

Radio-Canada

Apple aime se présenter comme un défenseur de la vie privée de sa clientèle, allant même jusqu’à mener des campagnes de marketing axées sur le sujet. Mais dans les coulisses, il semblerait que les bottines ne suivent pas les babines : sous pression de la police fédérale américaine (le FBI), l’entreprise aurait renoncé au chiffrement de bout en bout des sauvegardes iCloud en 2018, selon six sources proches du dossier citées par l’agence Reuters.

Cette révélation pourrait démontrer qu’Apple est plus disposée à aider les autorités qu’elle le laisse entendre. La marque à la pomme a par exemple très publiquement refusé de déverrouiller pour le FBI l'iPhone du suspect de l’attaque sur une base aéronavale de Pensacola en 2019 et celui du suspect de la tuerie de San Bernardino en 2015, au grand désarroi du gouvernement américain.

Nous aidons tout le temps Apple sur la question du COMMERCE et pour bien d'autres raisons, et pourtant, elle refuse de déverrouiller les téléphones utilisés par des tueurs, des trafiquants ou d'autres criminels violents, s’était plaint sur Twitter le président américain Donald Trump, la semaine dernière, après qu’Apple a refusé de déverrouiller l’accès au téléphone du suspect de l’attaque de Pensacola.

Reuters note toutefois qu’Apple aurait fourni au FBI toutes les sauvegardes iCloud du tireur, ce qui expliquerait ses déclarations voulant que ses réponses aux nombreuses demandes [des autorités] depuis l'attaque [étaient] opportunes et complètes.

L’entreprise et le FBI ont refusé de confirmer ces informations à Reuters.

Le chiffrement d’iCloud

D’après quatre sources citées par Reuters, Apple aurait informé le FBI, il y a deux ans, qu’elle envisageait d'offrir à sa clientèle un chiffrement de bout en bout des données de téléphone sauvegardées sur iCloud. Cela voulait donc dire que personne, incluant le FBI, n’aurait pu avoir accès aux données, même avec une ordonnance de la cour.

C’est après des discussions privées avec du personnel de la division de la cybercriminalité du FBI que l’entreprise serait revenue sur son idée. Celle-ci n’a jamais communiqué la raison exacte de ce revirement.

Cela veut donc dire que bien des informations chiffrées provenant des iPhone – dont les données de l’application de messagerie iMessage – sont accessibles au personnel d’Apple et aux autorités si elles ont été sauvegardées sur iCloud.

Google offre pour sa part une fonctionnalité de sauvegarde chiffrée de données de téléphone depuis octobre 2018.

Avec les informations de Reuters

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