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Des parents tiraillés entre le casse-tête et la solidarité avec les enseignants en grève

Des grévistes brandissent des pancartes et des drapeaux.

Des membres de trois syndicats d’enseignants débrayaient mardi.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Radio-Canada

Les grèves d'une journée des enseignants et travailleurs de l'éducation rendent la conciliation travail-famille particulièrement difficile pour des parents ontariens. Malgré les complications que cela entraîne, certains demeurent solidaires des grévistes.

Des villes, musées, installations sportives et autres établissements organisent des activités spéciales pour accommoder les parents qui doivent malgré tout aller travailler.

Des enfants font du bricolage autour d'une table.

Plusieurs établissements offrent des journées d’activités pour les enfants les jours de débrayage.

Photo : Radio-Canada

Mardi, les membres de trois syndicats d'enseignants ont débrayé simultanément. Il s'agissait d'une première journée de grève pour les enseignants des écoles catholiques anglaises.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a publié un communiqué pour demander aux leaders syndicaux de mettre fin aux grèves, qui ont des effets indésirables sur les élèves et qui créent des difficultés financières pour leurs parents.

Traîner les enfants chez un client

Les deux enfants de Gemma Leggett fréquentent une école française catholique d’Aurora, au nord de Toronto.

Les grèves l’ont touchée à trois reprises déjà. Elle a dû amener ses enfants avec elle pour voir un client.

Le iPad avec nous et on fait comme on peut, parce qu’on n’a pas de famille ici qui nous aide et qui peut être là à la dernière minute, parce qu’on est au courant à la dernière minute.

Gemma Leggett
Gemma Leggett travaille à son ordinateur portable dans une salle de réunion.

Gemma Leggett trouve que les débrayages causent des problèmes de logistique et du stress aux parents.

Photo : Radio-Canada

Mme Leggett affirme que son mari et elle comprennent pourquoi il y a des grèves, mais elle trouve que cela met les parents dans une situation très difficile et très stressante.

Il y a beaucoup de disputes pour savoir qui reste à la maison, comment on va faire, ajoute-t-elle.

« 100 % derrière les enseignants »

Kelly Gervais, dont la fille fréquente l’École élémentaire La Mosaïque, pense que le fait que tous les syndicats d’enseignants organisent des moyens de pression en même temps n’est pas un hasard.

C’est important pour le gouvernement de savoir qu’on n’est pas dupes, que ce ne sont pas les grèves qui font mal aux étudiants, c’est le manque de négociations.

Kelly Gervais
Deux femmes et trois petites filles posent devant une école.

Kelly Gervais et Caroline Lebrec appuient les revendications des enseignants.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

Caroline Lebrec, elle aussi mère d’élève de La Mosaïque, enseigne le français dans une université où il se donne des cours en ligne.

Elle trouve cependant que la formule n’est pas appropriée pour les élèves du secondaire. Ce sont des âges auxquels les enfants ont besoin d’être socialisés, encadrés, et ce n’est pas du tout cohérent d’un point de vue éducatif de proposer une telle chose pour des raisons budgétaires.

Les deux mères estiment que leurs enfants sont sensibilisés aux enjeux du conflit de travail avec les enseignants.

Mme Gervais raconte qu’elle a fait ses études en Ontario, dans les systèmes anglais et français. J’ai eu une très bonne éducation, dit-elle. Je veux la même chose pour [mes filles].

D'après les informations de Camille Gris Roy

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Toronto

Éducation