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Le Manitoba veut réduire ses GES grâce à l’éthanol et au biocarburant

Brian Pallister en conférence de presse, interrogé par des journalistes.

Grâce à ces mesures de réductions de GES, Brian Pallister espère que le fédéral réévaluera le plan vert du Manitoba et le laissera avoir sa propre tarification du carbone.

Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault

Chloé Dioré de Périgny

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, veut miser sur une plus grande proportion d'éthanol dans l’essence, ainsi que de biodiesel dans le diesel, afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la province.

Le Manitoba aura bientôt « le carburant le plus propre » du Canada grâce à ces changements, a indiqué le premier ministre mardi, à la foire agricole de Brandon.

Les mesures annoncées font partie du Plan vert et climatique du gouvernement manitobain. Elles permettront de réduire les émissions de GES de la province de près de 400 000 tonnes pendant les cinq prochaines années, selon lui. C’est l’équivalent d’un retrait de 100 000 voitures des routes, estime le premier ministre.

L’éthanol mélangé à l’essence produit un carburant plus écologique. Brian Pallister voudrait faire passer cette proportion de 8,5 % à 10 % dans le carburant, soit deux fois plus que la norme fédérale. Il aimerait également accroître la quantité de biodiesel dans le diesel de 2 % à 5 %.

Le gouvernement québécois a par ailleurs annoncé en octobre dernier vouloir tripler la teneur en éthanol de son carburant, de 5 à 15 % d’ici 2025.

La plupart des voitures à essence peuvent toutefois supporter jusqu’à 10 % d'éthanol dans l’essence, selon le gouvernement du Canada.

Concurrencer la tarification du carbone d'Ottawa

Au lendemain de sa rencontre avec son homologue fédéral Justin Trudeau, Brian Pallister appelle ainsi à une réévaluation du Plan vert et climatique de la province à réduire les GES.

Le premier ministre manitobain remet toujours en question la taxe carbone imposée par Ottawa à la province. Brian Pallister voudrait que le Manitoba ait sa propre stratégie environnementale, qui inclura une tarification du carbone.

L’agriculture a toujours été un élément important de l’économie manitobaine, rappelle M. Pallister. Ce secteur dépend du carburant, alors la province se doit de le rendre plus vert, ajoute-t-il.

Exemption de taxe pour le séchage des grains 

À la foire agricole de Brandon, Brian Pallister a indiqué que dans le plan de tarification du carbone provincial qu’il voudrait mettre en place les agriculteurs n’auront pas à payer de taxe pour le séchage de leurs grains. 

Cette mesure était notamment sollicitée par l’organisme Keystone Agricultural Producers of Manitoba (KAP).

Selon Bill Campbell, le président de l’organisme, les agriculteurs de la province auront payé près de 1,7 million de dollars pour sécher leur grain lors de la dernière récolte. Cette mesure était nécessaire à cause des fortes pluies tombées à l’automne dans la province.

Dennis Thiessen, de l'Association des producteurs de maïs du Manitoba, trouve de son côté inacceptable que les fermiers de la province soient désavantagés par rapport à leurs concurrents américains.

La taxe carbone sur le séchage des grains a non seulement un impact sur la rentabilité des agriculteurs, mais aussi sur leur concurrence sur le marché mondial, indique-t-elle pour alerter le gouvernement fédéral.

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