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Montréal rouvre la porte aux caméras portatives pour ses policiers

Après avoir fermé la porte il y a tout juste un an à l’instauration de caméras portatives pour les policiers montréalais, l’administration de Valérie Plante montre désormais des signes d’ouverture.

Un policier du SPVM porte une caméra portative.

Le SPVM n'avait pas été convaincu par le projet pilote qu'il avait mené sur l'utilisation de caméras portatives entre 2016 et 2017.

Photo : SPVM

Romain Schué

Le projet pilote a été un flop. Il y a de nombreux problèmes qui ont surgi, a indiqué Alex Norris, le président de la commission de la sécurité publique, au cours d'une séance publique mardi.

Le conseiller montréalais faisait référence aux tests menés par le SPVM durant près d'un an auprès de plusieurs agents de Montréal-Nord, du Plateau-Mont-Royal et de Lachine, entre 2016 et 2017.

Le SPVM avait tiré un bilan négatif de cette expérience, évoquant notamment des coûts d’installation de plus de 17 millions de dollars, des délais de traitement importants et des craintes de la part des policiers. Les tribunaux n’étaient pas non plus équipés pour analyser ces images, a ajouté Alex Norris. La mairesse Plante avait alors rejeté l’idée de généraliser cet équipement.

Malgré ces problématiques, l’élu affirme que la Ville reste très intéressée par le potentiel de ces caméras portatives pour mieux encadrer le travail des policiers.

Nous demeurons ouverts à déployer cette technologie une fois que l’on aura établi que les résultats seront au rendez-vous. Nous suivons l’évolution de la technologie de très près.

Alex Norris, président de la commission de la sécurité publique

Aucun échéancier n’a cependant été avancé par la Ville de Montréal, qui dit vouloir discuter prochainement de ce sujet auprès du gouvernement du Québec, qui compte revoir l'encadrement des forces de police.

Une grande gaffe, selon l’opposition

Selon l’opposition, qui réclame de telles caméras, celles-ci permettraient une meilleure transparence et une meilleure confiance auprès de la population.

L’administration Plante a fait une grande gaffe, une grande erreur, en écartant ce projet pilote, a soutenu l’élu d’Ensemble Montréal, Abdelhaq Sari, en évoquant la présence de cet outil à Calgary, Edmonton, Londres ou encore New York.

D’autres villes ont compris clairement que c’est un outil de travail qui pourrait augmenter la transparence du travail policier, a-t-il souligné, en réclamant une consultation publique sur le sujet.

Vice-président de la commission de la sécurité publique et ex-membre du SPVM, Abdelhaq Sari a également fermement dénoncé la mise en oeuvre du rapport publié par la direction de la police montréalaise.

C’est un rapport qui a été écrit dès le départ pour ne pas aller de l’avant avec ce projet, a-t-il déploré, tout en admettant qu’il y a des choses à corriger dans ce système.

Le SPVM, de son côté, jure ne pas être fermé. Néanmoins, l’organisation policière a rappelé que ce système est excessivement coûteux et provoque des contraintes administratives et légales.

Il y aura peut-être des changements, mais au moment où on se parle, ce n’était pas concluant, précise l’agent André Durocher.

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