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Appel de William Sandeson : il n’y a pas eu de vice de procédure, selon la procureure

William Sandeson

Pour avoir tué Taylor Samson, William Sandeson est condamné à l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle pendant 25 ans.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Durant l’audience en appel du coupable de meurtre William Sandeson, les juges ont entendu, mardi matin, les arguments de Jennifer MacLellan, procureure de la Couronne. Elle a soutenu qu'il n'y a pas eu de conflit d’intérêts ou vice de procédure.

La seconde journée d’audience en appel a eu lieu mardi à Halifax. Les juges ont interrogé la procureure de la Couronne sur les vices de procédure présumés.

L’avocat de la Sandeson, Ian Smith, a demandé lundi l’annulation de l’ancien jugement et la tenue d’un nouveau procès, mais pour la procureure de la Couronne, il n’y a aucune raison d'accepter cette requête.

Pour Jennifer MacLellan, un nouveau procès doit être un remède de dernier recours.

Elle ajoute que : d’autres remèdes moins drastiques doivent être envisagés… Le juge de ce procès, Joshua M. Arnold, est le mieux placé pour déterminer si un nouveau procès serait le meilleur recours.

Les trois juges de la cour d’appel ont posé des questions à la procureure, en lien avec les éléments soulevés par Ian Smith, lundi.

La procureure a contrecarré point par point les arguments de Smith. Elle a soutenu qu’à chaque étape, le juge Arnold avait respecté les droits de William Sandeson et avait réalisé un procès équitable.

L’avocat de la défense, Ian Smith, avait argumenté que le comportement du détective privé, Bruce Webb, avait nui à William Sandeson, alors même qu'il été engagé pour le défendre.

Le détective aurait dit à la police de réinterroger deux voisins de Sandeson dont le témoignage a inculpé le meurtrier présumé. Pour la procureure, l’action de Webb est sans importance, car de toute façon la police aurait fini par réinterroger ces témoins.

Au second argument, comme quoi la police n’aurait pas respecté les droits de Sandeson lors de l’interrogatoire en fouillant son appartement sans mandat, la procureure explique, qu’à ce moment-là de l'enquête, la police pensait à un enlèvement. Comme Sandeson était l’un des suspects, il a été interrogé dans ce sens.

La recherche de Taylor Samson provoquait une circonstance urgente pour laquelle la police n’est pas obligée d’obtenir un mandat.

La procureure soutient aussi qu'il existe bien les preuves nécessaires pour inculper Sandeson pour meurtre au premier degré, c’est-à-dire un homicide volontaire et prémédité. Son avocat Ian Smith aimerait plutôt le faire classer comme un homicide involontaire.

Meurtre de Taylor Samson

Taylor Samson, 22 ans, étudiant en physique à Dalhousie, a été tué en août 2015.

Portrait de Taylor Samson.

Taylor Samson, 22 ans, étudiant en physique à Dalhousie, a été tué en août 2015.

Photo : Police régionale d'Halifax

Il a été aperçu en vie, pour la dernière fois, sur une caméra de surveillance, dans le couloir se rendant à l’appartement de William Sandeson. Personne ne l’a jamais vu sortir. Et son corps n’a pas été retrouvé.

L’enquête judiciaire a révélé que les deux jeunes étudiants étaient impliqués dans un trafic de drogue qui aurait mal tourné.

Lors du procès de juin 2017, William Sandeson, étudiant à l'Université Dalhousie à l’époque, a été reconnu coupable de meurtre au premier degré.

Cette accusation a entraîné automatiquement une peine d’emprisonnement à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle.

Les juges de la cour d’appel sont toujours en train de délibérer. Une décision sur la tenue ou pas d’un nouveau procès pour William Sandeson devrait être délivrée dans les prochains jours.

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