•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le ministre des Relations autochtones pourrait rencontrer des chefs Wet'suwet'en

Des personnes montent une tente au milieu d'un chemin enneigé.

Des opposants au gazoduc Coastal GasLink.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Radio-Canada

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, n’a pas encore accepté de rencontrer les chefs héréditaires de la Première Nation de Wet'suwet’en pour discuter de l’affaire du pipeline Coastal GasLink. Il leur suggère plutôt une rencontre avec Scott Fraser, le ministre des Relations autochtones et de la Réconciliation, mercredi, à Smithers.

Cette réponse fait suite à une lettre que les chefs héréditaires ont envoyée à M. Horgan le 10 janvier. Dans cette dernière, ils demandaient à le rencontrer pour aborder l’injonction de la Cour suprême de la Colombie-Britannique qui pèse contre les opposants du pipeline Coastal GasLink, une conduite de 670 km qui doit transporter du gaz naturel depuis le nord de la province vers un terminal méthanier à Kitimat, le long de la côte britanno-colombienne.

Des manifestants bloquent l’accès au site des travaux de Coastal GasLink depuis des mois et ont même donné un avis d'éviction aux employés travaillant sur le projet. L’injonction de la Cour permet à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) d’arrêter ou de retirer toute personne sur le site des travaux.

John Horgan se prend en photo avec huit ouvriers portant des casques dans une usine de LNG Canada.

John Horgan a rencontré des travailleurs de LNG Canada.

Photo : John Horgan/Twitter

Lorsque John Horgan a refusé de rencontrer les chefs vendredi dernier alors qu’il était près du territoire Wetsuwet’en, il leur a proposé une conversation téléphonique. Il allègue qu'il n'allait pas laisser tout ce qu'[il] fai[t] de côté et partir en courant lorsqu'une personne dit qu'elle doit [le] rencontrer.

Je regrette que nous n’ayons pas pu parler au téléphone la semaine dernière, comme proposé, a-t-il écrit dans une lettre répondant aux chefs héréditaires.

Mais pour le chef Na'moks, porte-parole des chefs héréditaires, la meilleure chose à faire pour une communication décente, c’est de le faire en se regardant dans les yeux.

Na'moks, un des chefs héréditaires de la nation Wet'suwet'en, se tient debout en costume traditionnel.

Na'moks, un des chefs héréditaires de la nation Wet'suwet'en, dit que « la meilleure chose à faire pour une communication décente, c’est de le faire en se regardant dans les yeux ».

Photo : Radio-Canada / Glen Kugelstadt

Nous voulons aussi leur faire preuve de respect, ajoute-t-il.

Je demeure dédié au dialogue pour atteindre une résolution paisible et sécuritaire de cette situation, écrit John Horgan, en ajoutant qu’il avait été honoré de visiter Wet'suwet’en à la demande du chef Na'moks l’an dernier, un voyage planifié attentivement pendant des mois.

Dans sa lettre, John Horgan ajoute que le gouvernement n’a pas l’autorité d'apporter des changements à l’avis d’injonction de la Cour suprême de la Colombie-Britannique. La province n’a également pas le pouvoir de diriger les actions de la GRC concernant la mise en application de l’injonction.

Le Parti vert du Canada dénonce le gouvernement

Des agents de la GRC négocient avec des membres des Premières Nations derrière un fil barbelé.

Des agents de la GRC négocient avec des membres des opposants au projet du pipeline Coastal GasLink.

Photo : Radio-Canada / Chantelle Bellrichard

Le Parti vert du Canada demande à John Horgan de rencontrer les chefs héréditaires de la nation Wetsuwet’en, dans un communiqué mardi.

Les actions des gouvernements fédéraux et provinciaux démontrent un manque total de respect pour le rôle constitutionnel des chefs héréditaires dans la gestion de leurs terres, déclare Elizabeth May, cheffe du Parti vert du Canada.

Le parti demande aussi qu’Ottawa arrête le déploiement de la GRC sur le territoire de la communauté Wetsuwet’en.

Le fait que la GRC ait été envoyée montre qu'il s'agit d'un échec politique de la part des gouvernements provincial et fédéral, a déclaré Paul Manly, député du Parti vert dans la circonscription de Nanaimo-Ladysmith.

Avec les informations de Rafferty Baker

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !