•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Google et Microsoft en désaccord sur l'interdiction de la reconnaissance faciale

Capture d'écran d'un moniteur de caméra utilisant un logiciel de reconnaissance faciale. On voit le visage de plusieurs hommes être analysé.

La Commission européenne songe actuellement à imposer un moratoire de 5 ans sur l’utilisation de la reconnaissance faciale dans l’espace public.

Photo : AFP/Getty Images / David McNew

Radio-Canada

Le projet de la Commission européenne d’imposer un moratoire de cinq ans sur l’utilisation de la reconnaissance faciale dans l’espace public a gagné le soutien du grand patron de Google et de sa maison mère, Alphabet, lundi, tandis que le président de Microsoft s’est prononcé contre cette idée.

Dans un discours à Bruxelles, le PDG d’Alphabet, Sundar Pichai, a déclaré qu’il fallait légiférer sur la reconnaissance faciale plus tôt que tard, mais qu’il pourrait y avoir une période d’attente avant de décider exactement de la manière dont on s’en sert. C’est aux gouvernements de tracer la voie, a-t-il dit.

Le président de Microsoft, Brad Smith, s’est montré peu enthousiaste à cette idée dans une entrevue à la chaîne de radio NPR, soutenant que la reconnaissance faciale pouvait s’avérer utile dans plusieurs contextes, dont la recherche d’enfants qui ont disparu.

J’hésite à dire qu’on devrait empêcher les gens de se servir d’une technologie pour réunir des familles quand elle a la capacité de les aider à le faire.

Brad Smith, président de Microsoft

Si l’on veut résoudre le problème en permettant aux bonnes choses de se produire tout en empêchant les mauvaises choses, il faut y aller au scalpel. C’est une jeune technologie, elle s’améliorera. Mais la seule manière de l’améliorer est de lui permettre de se développer. Et la seule manière qu’elle se développe, c'est que plus de gens s’en servent, a-t-il poursuivi.

Les géants du web et la reconnaissance faciale

Google prend position depuis longtemps en disant qu’elle ne vendra pas de technologie de reconnaissance faciale, citant des craintes de dérives et de surveillance de masse.

Microsoft commercialise pour sa part sa technologie de reconnaissance faciale, mais s’impose certaines limites. L’entreprise refuse, par exemple, de la vendre aux services d’immigration et interdit aux services policiers avec qui elle fait affaire de s’en servir hors des prisons.

Plus de 600 services policiers américains ont un partenariat avec Ring, la filiale d’Amazon spécialisée en sonnettes intelligentes, qui leur permet de demander aux propriétaires de Ring d’avoir accès aux images enregistrées par leur sonnette. Ring n’a toujours pas intégré la reconnaissance faciale à ses produits, mais dit songer à l’ajouter (Nouvelle fenêtre).

Le débat sur la reconnaissance faciale se poursuit alors que le New York Times a publié une enquête levant le voile sur Clearview, une entreprise qui a développé dans le plus grand des secrets une application de reconnaissance faciale utilisée par plus de 600 services policiers qui peut identifier les gens à partir d’une seule photo de leur visage.

Avec les informations de Reuters, et The Verge

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Intelligence artificielle

Techno