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Une Rimouskoise d'origine iranienne commente la situation en Iran

Wafa Asadian a quitté l'Iran pour s'installer au Canada il y a 10 ans.

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Julie Tremblay

Une Rimouskoise d'origine iranienne, Wafa Asadian, craint que l'escalade des hostilités entre Téhéran et Washington mène à une guerre en Iran.

Wafa Asadian estime que l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani par les troupes de Donald Trump a exacerbé les tensions qui existent depuis longtemps entre les deux pays.

Je pense que les États-Unis ont fait une erreur en tuant cette personne. Il y avait des gens qui aimaient Soleimani comme un héros et il y a des gens qui détestaient cette personne, mais après que les États-Unis l'aient tué, soudainement, il est devenu un héros pour beaucoup de gens, dit-elle.

Mme Asadian explique qu'en Iran, les dirigeants du Corps des gardiens de la révolution islamique, comme l'était le général Soleimani, sont très influents.

Une foule de croyants lors de la prière du vendredi.

Sur cette photo publiée par le bureau de l'ayatollah Khamenei, une grande foule est réunie. Plusieurs personnes ont le poing levé en acclamant le guide suprême du Corps des Gardiens de la révolution. (Archives)

Photo : The Associated Press / enei.ir

Le guide de la révolution, qui est choisi par les conservateurs, il a vraiment le pouvoir sur le pays, il a plus de pouvoir que le président et le parlement, estime-t-elle.

C'est d'ailleurs en partie pour cette raison qu'elle a quitté son pays, il y a plus de 10 ans, après l'élection de Mahmoud Ahmadinejad, qui a été contestée par des milliers d'Iraniens, dont elle-même.

Il y a des gens qui choisissent de rester là et qui veulent servir leur pays. Moi, je voulais [le] quitter. Je ne voulais plus habiter en Iran. Je suis heureuse de mon choix.

Wafa Asadian

Si Wafa Asadian n'est pas inquiète actuellement pour ses proches qui sont restés en Iran, elle craint cependant que l'escalade de la violence ne mène à une guerre.

J'espère que Donald Trump ne sera pas réélu. Il ne peut pas déclencher la guerre maintenant parce qu'il veut être réélu, mais je pense que s'il devient président une deuxième fois, il va commencer à faire des folies et en même temps, le gouvernement d'Iran va faire aussi des folies. Les deux sont prêts, juge-t-elle.

Un bout d'aile d'un avion repose sur le sol.

Un Boeing d'Ukraine International Airlines touché par des missiles iraniens s'est écrasé, ce qui a causé la mort de 176 personnes, la semaine dernière. (Archives)

Photo : Getty Images / AKBAR TAVAKOLI

Même si Mme Asadian considère que la situation est très difficile pour les Iraniens qui habitent encore au pays et qui souhaiteraient avoir une plus grande liberté de parole et d'action, elle insiste pour dire que bon nombre d'Iraniens partagent l'idéologie conservatrice des dirigeants actuels.

Elle garde cependant espoir qu'avec le temps, la situation s'améliore.

L'Iran peut être un pays plus libre et plus impliqué avec les autres pays dans le monde, pas isolé comme ça.

Wafa Asadian

Mme Asadian ajoute qu'il est nécessaire de mettre fin à ce conflit qui met beaucoup de pression sur le peuple iranien, notamment en raison des sanctions économiques imposées par les États-Unis.

Les prix des articles sont chers. Il y a de l'inflation, ça augmente rapidement et en même temps, on a un problème de chômage. À cause de ça, il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas vivre une vie confortable, déplore-t-elle, en ajoutant que le conflit a aussi coûté la vie à 176 personnes innocentes dans l'écrasement d'un avion d'Urkraine International Airlines survenu le 8 janvier.

Wafa Asadian

Wafa Asadian craint que l'escalade des hostilités entre l'Iran et les États-Unis mène à une guerre.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Je pense qu'un changement est à venir. Je pense que ça va arriver, car il y a beaucoup de pression sur les Iraniens, conclut-elle.

Avec la collaboration de Nadia Ross

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