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Le Québec « prêt » à affronter le coronavirus

Plan rapproché de Mme McCann.

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, dit suivre la situation « d'heure en heure ».

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Bernard Barbeau

Les autorités sanitaires du Québec disent suivre « de près » la propagation du nouveau coronavirus apparu en Chine et être en mesure d’intervenir si la situation l’exige.

Pour le moment, aucun diagnostic positif n’a été rapporté dans la province. Il n’y a pas de cas au Québec, actuellement. Il n’y en a pas, a insisté Danielle McCann, ministre de la Santé et des Services sociaux, en mêlée de presse à Québec, mardi.

Trois possibles cas ont été répertoriés au Canada, mais aucun ne s'est finalement confirmé, a indiqué lundi Theresa Tam, médecin-hygiéniste en chef du pays. Elle n'a pas précisé dans quelle(s) province(s) des cas suspicieux s'étaient présentés.

Actuellement, on est en veille, a indiqué mardi matin la ministre McCann. On suit la situation de près, avec l’Agence de santé publique du Canada. […] On est à l’affût et, évidemment, on va prendre toutes les mesures nécessaires. Mais il faut attendre davantage d’informations.

Mme McCann prendra connaissance des conclusions auxquelles doit arriver mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La rencontre de demain va être très, très importante, a-t-elle dit.

J’ai été en lien depuis la semaine dernière avec le sous-ministre en titre à la Santé et Services sociaux, qui est en lien avec le directeur de santé publique. J’ai reçu de l’information du directeur de santé publique. Alors, nous sommes très actifs dans le dossier et je suis au courant, je vous dirais, d’heure en heure, de la situation, a aussi indiqué Danielle McCann.

La ministre de la Santé a noté que le Québec avait su répondre aux besoins de la population lors de précédentes crises de santé comme celle du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), en 2002 et en 2003.

On est capable de gérer cette situation-là. On l’a fait dans le passé. Et on est capable de prendre des mesures. Quand on a une situation comme ça, on mobilise tout le monde […] et on va demander des mobilisations additionnelles.

Danielle McCann, ministre de la Santé du Québec

On a l’expérience, a-t-elle ajouté.

Nos médecins spécialistes et nos équipes sont très sensibilisés à la situation et, évidemment, vont prendre des mesures pour faire en sorte qu’on le capte s’il y a des situations comme ça qui se présentent, a soutenu Mme McCann.

Elle a rappelé que l’Agence des services frontaliers et l’Agence de la santé publique du Canada avaient adopté certaines mesures dans les aéroports de Montréal, Toronto et Vancouver, comme un contrôle plus serré des voyageurs en provenance des régions du monde la maladie est présente, en particulier de la ville chinoise de Wuhan, là où les premiers cas sont apparus. Ils doivent notamment répondre à des questions sur leur état de santé.

La ministre a signalé que, comme est derrière nous la « difficile » période des Fêtes – où une pointe de grippe coïncidait avec les vacances de plusieurs médecins et infirmières –, le personnel du réseau de la santé pourra répondre présent. Ça se calme un peu. Les gens sont tous revenus [au travail], ou la plupart sont revenus.

Des améliorations à venir dans le Grand Montréal

Danielle McCann a par ailleurs laissé entendre que des changements sont imminents dans les unités d’urgence des hôpitaux dans les couronnes nord et sud de Montréal.

Celles-ci débordent presque systématiquement, en particulier dans Lanaudière et en Montérégie, et ce, depuis des années.

On est à pied d’œuvre, actuellement, pour mettre en place un plan dont on va vous parler dans les prochaines semaines pour désengorger ces urgences, a-t-elle dit.

On n’est vraiment pas allés au bout de nouveaux moyens. Il y a aussi des moyens technologiques […] qu’il faut mettre en place cette année.

Danielle McCann, ministre de la Santé du Québec

La ministre a de plus évoqué la possibilité pour les médecins d’offrir certaines consultations à distance, tout en reconnaissant qu’on ne peut pas tout faire à distance.

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