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L'ex-policier James Forcillo obtient une libération conditionnelle

James Forcillo entouré de caméras à sa sortie de la cour.

Le policier James Forcillo sort du tribunal à Toronto en 2016.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

L'ex-policier de Toronto James Forcillo, condamné à la prison après qu'il eut abattu le jeune Sammy Yatim dans un tramway en 2013, obtient une libération conditionnelle totale.

Forcillo avait été reconnu coupable de tentative de meurtre et condamné en 2016 à six ans de prison.

La Cour d'appel de l'Ontario avait maintenu le verdict en 2018.

Le policier avait tiré une première série de trois coups de feu en direction de Yatim, qui brandissait un couteau à bord d'un tramway, puis six autres quelques secondes plus tard.

Les événements, captés par les caméras de surveillance du tramway et par les appareils de passants, avaient suscité un débat sur les méthodes policières et la désescalade, lors d'une intervention auprès d'une personne semblant souffrir de détresse psychologique.

Image d'une vidéo de surveillance du tramway dans lequel se trouvait Sammy Yatim avant d'être abattu par la police.

Image d'une vidéo de surveillance du tramway dans lequel se trouvait Sammy Yatim avant d'être abattu par la police.

Photo : Procès Forcillo

Le jury au procès de Forcillo avait conclu qu’il était justifié pour le policier d’ouvrir le feu une première fois, mais pas une deuxième fois, Yatim gisant déjà sur le plancher du tramway.

Les jurés ne l’avaient donc pas reconnu coupable de meurtre au deuxième degré, mais avaient conclu qu’il était coupable de tentative de meurtre.

L'ex-policier veut devenir électricien

Forcillo avait obtenu la semi-liberté en août 2019, ce qui lui permettait d'habiter dans une résidence sous supervision.

Avant d'accorder une libération conditionnelle totale à l'ex-policier de 37 ans, la Commission des libérations conditionnelles du Canada dit avoir évalué la possibilité de récidive et le risque pour le public.

La Commission a déterminé que son risque de récidive était « faible », qu'il avait montré un « progrès régulier » en semi-liberté, qu'il avait une fiancée, qu'il poursuivait des études collégiales et voulait devenir électricien. Votre succès et vos bonnes notes démontrent votre motivation et votre engagement, conclut l'organisation fédérale.

Vous avez admis que vous avez causé un traumatisme à la famille de la victime et vous continuez à réfléchir à la douleur que vos actions ont causée, peut-on lire dans la décision de la Commission. Grâce à l'aide psychologique que vous avez reçue, vous comprenez maintenant que votre propre peur, votre impulsivité et votre stress ont contribué à votre piètre prise de décision et résolution de problème, qui a eu des conséquences fatales.

En vertu des conditions imposées par la Commission, le père de famille devra entre autres éviter tout contact avec les proches de la victime, ne pourra posséder une arme à feu pour le reste de sa vie et a dû fournir un échantillon d'ADN.

Avec des renseignements fournis par Jean-Philippe Nadeau

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