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Les travailleurs d’Unifor de partout au pays se font entendre à la raffinerie de Regina

Un membre du syndicat d'Unifor parle au micro devant plusieurs de ses collègues.

Plusieurs syndicats en Saskatchewan se rendent tour à tour sur le site de la raffinerie Co-op de Regina pour soutenir leurs collègues en lock-out.

Photo : Radio-Canada / Charles Lalande

Samuel Desbiens

Après avoir vu bon nombre de leurs membres arrêtés par les autorités en fin de journée lundi, une centaine de travailleurs syndiqués d’Unifor en provenance de tout le pays sont revenus à la charge mardi.

Ils ont notamment installé des barrières pour empêcher l’accès à l’entrée 7 de la raffinerie Co-op de Regina en plus de tenir un important rassemblement pour inciter l’employeur à négocier, mais aussi pour faire part de leur mécontentement quant aux gestes des autorités de la veille.

Si les policiers reviennent, nous aurons une grande conversation, a indiqué le négociateur en chef et adjoint au président national d’Unifor, Scott Doherty, devant la foule rassemblée à la raffinerie.

Nous sommes de retour, plus forts que jamais.

Scott Doherty, négociateur en chef et adjoint au président national d'Unifor
Scott Doherty qui répond aux questions de la journaliste.

Scott Doherty en avait long à dire sur le travail des policiers, mardi matin, au lendemain de l'arrestation de 14 membres d'Unifor.

Photo : Radio-Canada / Charles Lalande

De son côté, le président national d’Unifor, Jerry Dias, qui était du nombre des personnes arrêtées la veille pour méfait, était lui aussi de retour près du site de la raffinerie, après avoir passé sept heures derrière les barreaux.

Il n’a toutefois pas pu assister au rassemblement des membres d’Unifor puisqu’il ne peut se trouver à moins de 500 mètres de la raffinerie de Regina en raison de son arrestation.

Les choses ont dégénéré [lundi] soir. Je n’ai jamais vu des policiers agir de façon aussi agressive. Ils sont arrivés ici avec l’intention de faire dégénérer les choses, a-t-il déclaré lors d’un point de presse sur le terrain d’une station d’essence appartenant à la Co-op.

Procéder à mon arrestation ne réglera en rien le conflit.

Jerry Dias, président national d'Unifor

Jerry Dias, a aussi profité de l’occasion pour rappeler que les membres d’Unifor qui ont fait le voyage jusqu’à Regina par avion ou en voiture sont ici pour rester, tout en demandant aux Canadiens de poursuivre le boycottage des produits Co-op.

Jerry Dias, entouré de travailleurs d'Unifor, donne un point de presse.

Le président national d'Unifor, Jerry Dias, a réitéré que les travailleurs ne laisseront pas tomber leurs demandes à propos des régimes de retraite.

Photo : Radio-Canada / Charles Lalande

Conflit de travail à la raffinerie Co-op de Regina

Le Service de police de Regina se défend

Le chef du Service de police de Regina, Evan Bray, s’est quant à lui dit satisfait du travail des policiers, ajoutant que leur mandat est essentiellement de faire respecter la loi. Contrairement aux propos tenus par les membres d’Unifor, il dit notamment avoir apprécié le professionnalisme des policiers sur les lieux de la raffinerie, lundi soir.

La réalité est que les deux parties ont des droits, mais à n’importe quel moment, si l’une d’entre elles va au-delà de la loi, nous avons l’obligation de la faire respecter, mentionne Evan Bray.

La réponse à ce conflit de travail ne viendra pas du Service de police de Regina, mais bien du syndicat et de l’employeur en acceptant de se retrouver à la table des négociations.

Evan Bray, chef du Service de police de Regina
Gros plan sur Evan Bray, qui répond aux questions des journalistes.

Le chef du Service de police de Regina, Evan Bray, s'est dit fier du travail des policiers qui étaient sur le site de la raffinerie, lundi soir, au moment où des arrestations ont été faites auprès de 14 personnes.

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Lundi après-midi, le Service de police de Regina était intervenu pour demander aux travailleurs en lock-out de rendre accessible le site de la raffinerie à ceux qui souhaitaient s'y rendre.

Devant leur refus d'obtempérer, les policiers ont procédé à des arrestations une heure plus tard, comme le stipule l’injonction du 24 décembre. Cette dernière souligne précisément que les membres d’Unifor ne peuvent bloquer l’accès à la raffinerie pendant plus de dix minutes.

Or, les deux parties ne s’entendent pas sur la portée de l’injonction.

Le syndicat estime qu’elle ne concerne que les membres de la section locale 594, qui est présentement en lock-out, alors que l’employeur prétend que les membres d’Unifor de partout au Canada sont visés par l’injonction du tribunal.

Michael Fougere prie les deux parties de faire preuve de bon sens

Tout comme Evan Bray, le maire de Regina, Michael Fougere, a lui aussi réitéré mardi sa volonté de voir le syndicat et l’employeur reprendre rapidement les négociations pour parvenir à une entente.

Les policiers font de leur mieux pour faire respecter l’injonction et pour s’assurer que la sécurité publique n’est pas à risque. Il y a beaucoup d’émotion et beaucoup de colère de part et d’autre, mais c’est dans l’intérêt de tout le monde qu’une solution soit trouvée rapidement, note-t-il.

Gros plan sur le visage de Michael Fougere, qui parle aux journalistes.

Le maire de Regina, Michael Fougere, dit ne pas prendre position dans le conflit, mais urge l'employeur et le syndicat de trouver un terrain d'entente.

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Les négociations entre les deux parties sont au point mort depuis le 12 novembre 2019. Le principal point de litige entre l’employeur et le syndicat concerne le régime de retraite.

La raffinerie Co-op de Regina a mis ses quelque 800 employés en lock-out le 5 décembre 2019.

Avec les informations de Fiona Odlum et de Charles Lalande

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Saskatchewan

Relations de travail