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Greta Thunberg et Donald Trump s'affrontent à Davos

Greta Thunberg et Autumn Peltier montent sur une scène.

Greta Thunberg et Autumn Peltier, militante écologiste de la Première Nation Wiikwemkoong, dans le Nord de l'Ontario, montent sur scène pour une table ronde tenue avant le discours du président Trump, mardi, au Forum économique mondial.

Photo : Getty Images / AFP/FABRICE COFFRINI

Radio-Canada

Le président américain Donald Trump et la militante pour le climat Greta Thunberg ont croisé le fer par discours interposés mardi au 50e Forum économique mondial de Davos.

M. Trump a semblé fustiger l'adolescente de 17 ans lors d'un discours prononcé en sa présence, quelques heures avant que son procès en destitution ne s'ouvre au Sénat.

Nous devons rejeter les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions de l'apocalypse. Ce sont les héritiers des diseurs de bonne aventure de l'ancien temps, a-t-il lancé à l'audience.

Greta Thunberg, qui allait participer plus tard dans la journée à une session justement intitulée Éviter l'apocalypse climatique, a quitté la salle pendant le discours de celui qui a retiré les États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat.

Ce n'est pas une époque pour le pessimisme, mais pour l'optimisme, a encore dit M. Trump, avant de pourfendre les environnementalistes sans ménagement.

Ils avaient prédit une crise de surpopulation dans les années 1960, une famine massive dans les années 1970 et la fin du pétrole dans les années 1980, a-t-il tenté de justifier.

Ils veulent toujours dominer, transformer et contrôler tous les aspects de nos vies. Nous ne laisserons jamais le socialisme radical détruire notre économie, ruiner notre pays ou supprimer notre liberté.

Donald Trump, président des États-Unis

M. Trump a également profité de son discours, clairement destiné à son électorat, pour vanter l'abondante production d'hydrocarbures et l'indépendance énergétique des États-Unis, mais sans jamais évoquer les énergies renouvelables.

Il a tout de même annoncé son intention de participer à une initiative mondiale visant à planter mille milliards d'arbres d'ici 2050 pour limiter le réchauffement de la planète.

Greta Thunberg marche parmi l'assemblée. En arrière-plan, on voit le président Trump en train de prononcer son discours.

Greta Thunberg a quitté la salle pendant le discours du président Trump.

Photo : Reuters / Denis Balibouse

En pratique, rien n'a été fait, dit Greta Thunberg

Prenant la parole lors d'une table ronde peu après le président américain, Greta Thunberg n'a pas tardé à critiquer les grands dirigeants de la planète, qui se contentent de paroles et promesses creuses.

Elle a vilipendé les gouvernements qui fixent des objectifs de réduction des émissions de CO2, responsables du réchauffement climatique, mais à long terme.

La jeune femme a spécifiquement accusé les leaders mondiaux de tricher et de tripoter les chiffres, en déplorant par exemple que des pays disent vouloir devenir carboneutres à l'horizon 2050.

Cet objectif est notamment celui que le premier ministre canadien Justin Trudeau s'est fixé lors de la dernière campagne électorale. Il s'était aussi engagé à planter 2 milliards d'arbres d'ici 10 ans.

Planter des arbres, évidemment, c'est bien, mais c'est encore loin d'être satisfaisant. Ça ne peut pas remplacer [les mesures de] mitigation.

Greta Thunberg, militante pour l'environnement

Répondant à ceux qui l'accusent d'alarmisme, dont le président Trump, la militante la plus médiatisée de la planète a réitéré que son appel à l'action s'appuie sur des faits, et non sur des peurs irrationnelles.

Ma génération n'abandonnera pas sans se battre, a-t-elle déclaré.

Lors d'une table ronde organisée plus tôt dans la journée, Greta Thunberg avait déploré devant les grands patrons et responsables politiques que rien n'ait été fait pour le climat, en dépit des beaux discours en faveur de l'environnement.

Certes, le climat et l'environnement sont un sujet d'actualité aujourd'hui, a-t-elle convenu, mais en pratique, rien n'a été fait, de sorte que les émissions de CO2 n'ont pas diminué, a-t-elle réitéré.

Je ne peux pas me plaindre de ne pas être écoutée. On m'écoute tout le temps, a ajouté la militante, en déplorant que l'attention médiatique qu'elle reçoit ne se traduise pas suffisamment en gestes concrets.

Le réchauffement climatique est le thème dominant du 50e Forum économique mondial.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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