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Affaire Duguay-Taillefer : les citoyens maintiennent la pression

Martin Plourde parle au lutrin dans la salle du conseil municipal de Val-d'Or.

Martin Plourde, citoyen membre du groupe «Sandra Gaudet: la population exige des réponses».

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Marc-André Landry

Des représentants du mouvement « Sandra Gaudet: la population exige des réponses » sont revenus à la charge au conseil municipal de Val-d’Or, lundi soir, pour obtenir un appui des élus municipaux à leur cause.

Pour une quatrième séance consécutive, ils se sont butés à la position du maire Pierre Corbeil, qui refuse toujours de prendre position tant que le dossier de la poursuite au civil est devant les tribunaux.

Pour le citoyen Martin Plourde, il n’est pas question pour le mouvement de relâcher la pression.

On pourrait demander la question à savoir si le maire espère qu’on lâche le morceau, lance-t-il. On va revenir à la charge, c’est clair. Sa cassette, s’il veut nous la livrer à chaque fois, c’est libre à lui. À un moment donné, peut-être qu’il va craquer. C’est démoralisant et frustrant d’être représentés de cette façon.

M. Duguay porte une chemise bleue et M. Taillefer une chemise noire.

Hugues Duguay et Billy Taillefer, qui avaient été accusés du meurtre de Sandra Gaudet en 1990. Leur histoire a fait l'objet d'une série télévisée.

Photo : Avanti Groupe / Karine Dufour

Le maire Pierre Corbeil dit comprendre les objectifs du mouvement citoyen, mais il reste campé sur sa position.

Oui, je pense qu’ils ont des objectifs bien précis qu’ils se sont donnés, souligne-t-il. Mais il y a des procédures civiles intentées à l’encontre du Procureur général du Québec, de la SQ et de la Ville. On va respecter la séparation des pouvoirs entre le politique et le juridique.

Deux gestes demandés

Les citoyens ont notamment proposé que la Ville pose deux gestes concrets qui pourraient dénouer l’impasse, soit des excuses officielles et une offre d’entente hors cour.

Il faut s’arracher du processus judiciaire, souhaite Martin Plourde. Il y a moyen que la Ville aille face à face avec les personnes lésées, à savoir Hugues Duguay et Taillefer. On veut l’adoption d’une résolution d’excuses sincères et senties. Ensuite, il faut trouver un montant en réparation qui soit à la hauteur des préjudices qu’ils ont subis.

Le maire Corbeil a pris acte des questions et suggestions qui ont été formulées, mais ne promet pas une réaction officielle de la Ville à ce sujet.

On ne peut pas, à chaud, répondre à toutes les questions. Ce n’est pas une question de désintéressement. C’est assez complexe et délicat et c’est un réflexe de prudence. Pour le moment, la ligne directrice a été celle de ne pas commenter. Va-t-elle évoluer? On verra prochainement, s’il y a lieu, a-t-il commenté.

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Abitibi–Témiscamingue

Procès et poursuites