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Resserrement des règles en Inde : un coup dur pour Récupération Mauricie

Des journaux et des feuilles de papier coincés dans des ballots à l'extérieur

Des ballots de papiers mixtes dans un centre de tri du Québec. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’Inde veut réduire ses importations de papiers mixtes et cette décision a un impact sur Récupération Mauricie. À l’instar de la Chine, elle a décidé de permettre seulement l’importation ballots de papier qui contiennent moins de 1 % de contaminants, ce qui constitue un défi de taille pour Récupération Mauricie.

Ça devient très difficile d’atteindre ces critères-là, affirme le président de Récupération Mauricie, Luc Dostaler.

Les papiers mixtes sont, par exemple, les boîtes de céréales, les circulaires et les journaux.

Ils représentent jusqu’à 10 000 tonnes par année chez Récupération Mauricie, soit 30 % du contenu du bac de recyclage. L'organisation vend ces matières recyclables sur le marché international.

Le resserrement des règles en Chine et maintenant, en Inde, pourrait entraîner une baisse de revenus pour l’organisation, selon M. Dostaler.

L’impact est principalement financier, précise-t-il, parce qu’il faut rassurer les gens : la matière va quand même être récupérée.

Les défis de Récupération Mauricie

Récupération Mauricie affirme qu’elle réussit à atteindre des seuils de contaminants allant jusqu’à 2 %, mais elle devra faire mieux si elle veut continuer à exporter ses matières recyclables sur le marché étranger.

On a déjà beaucoup [modernisé] le centre de tri de Saint-Étienne-des-Grès, il faudra en ajouter de [l’automatisation] dans les prochaines années pour s’assurer que le tri soit de la meilleure qualité possible, affirme Luc Dostaler, qui est aussi maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

Le manque de main-d’oeuvre nuit aussi à qualité des ballots de papier mixte.

Si une journée il manque quelqu’un sur la chaîne, il y a plus de [contaminants] qui vont passer, explique le président de Récupération Mauricie.

Luc Dostaler souligne aussi que le public peut aider à avoir des matières recyclables moins contaminées.

Tout commence dans le bac, plus on met de la qualité dans le bac, moins on a besoin d’enlever ces contaminants et plus on améliore la qualité [des ballots de papier mixte], dit-il.

Avec des informations de Maude Montembeault

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Mauricie et Centre du Québec

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