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Trois cas de coronavirus examinés au Canada se sont révélés négatifs

Des passagers vus sur un scanner thermique à leur arrivée à l'aéroport.

La médecin-hygiéniste en chef du pays a refusé de dire où se trouvaient les cas potentiels au Canada.

Photo : Associated Press / Aaron Favila

Radio-Canada

Les autorités canadiennes ont procédé à l’examen de trois cas possibles du nouveau type de pneumonie virale et ont exclu tout lien avec le coronavirus qui s’est déclaré en Chine depuis quelques semaines.

Theresa Tam, médecin-hygiéniste en chef du pays, en a fait l’annonce lundi soir, refusant de préciser le lieu des cas examinés.

Elle a toutefois indiqué que les individus visés s'étaient rendus à Wuhan, la province chinoise où le coronavirus aurait trouvé sa source dans un marché de fruits de mer maintenant fermé.

Ce que je peux dire, c'est que j'ai contacté immédiatement mes homologues, les médecins-hygiénistes en chef des provinces et des territoires. Ils ont à leur tour informé la ligne de front de leur système de santé.

Theresa Tam, médecin-hygiéniste en chef

On pensait que le nouveau coronavirus se propageait par l'entremise d'animaux, mais les autorités chinoises ont confirmé des cas de transmission humaine.

Pékin fait état de plus de 200 cas depuis le début de l’épidémie, mais des experts internationaux croient que le nombre réel de victimes est beaucoup plus important.

Les coronavirus sont une famille de virus qui provoquent généralement des symptômes légers semblables à ceux du rhume. Certaines formes de l'infection peuvent entraîner des maladies plus graves, comme la pneumonie, l'insuffisance respiratoire et rénale. Le virus est lié à la même famille de virus que le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui a tué des dizaines de Canadiens en 2002 et 2003.

Pour l'Agence de santé publique du Canada, le risque global pour les Canadiens est faible étant donné que le pays n'a pas de vols directs vers Wuhan et que le volume de voyageurs arrivant indirectement de Wuhan est faible.

Pas de raison de paniquer

La médecin-hygiéniste en chef a évoqué des mesures de précaution, notamment des contrôles aux aéroports de Vancouver, Toronto et Montréal pour les passagers qui présentent des symptômes pseudo-grippaux après avoir voyagé à Wuhan, dans le centre de la Chine.

Des écrans afficheront des messages en anglais, français et mandarin aux arrivées dans les aéroports au cours des prochaines semaines.

Les aéroports de San Francisco, Los Angeles et New York ainsi que de certains pays asiatiques adopteront des mesures similaires.

Une question de santé supplémentaire sera incluse aux kiosques électroniques pour savoir si les passagers se sont rendus dans une zone touchée au cours des 14 derniers jours, a assuré Theresa Tam.

Tout en soulignant l’importance de prendre ces mesures au sérieux, Theresa Tam pense qu'il n’y a pas de raison de paniquer ou d'être trop inquiet.

La médecin-hygiéniste en chef a indiqué que si une urgence internationale était déclarée, le Canada adopterait les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'OMS a annoncé une réunion d'urgence mercredi pour déterminer si le nouveau virus proche du SRAS est une urgence de santé publique de portée internationale.

Avec les informations de La Presse canadienne

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