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L’Université de la Saskatchewan lance des recherches sur la purification de l'air

Intérieur du synchrotron de Saskatoon.

Les recherches sur la purification de l'air utilisent les installations du synchrotron de Saskatoon.

Photo : Radio-Canada / Alexis Lalement

Radio-Canada

Un groupe de scientifiques de l'Université de la Saskatchewan réalise des recherches au synchrotron de Saskatoon pour créer une technologie de purification de l'air et ainsi ne plus utiliser l’air extérieur.

La technologie en question permettrait de cultiver des fruits et légumes toute l'année dans des serres agricoles, tout en abaissant la consommation d’électricité, selon Jafar Soltan, professeur en ingénierie chimique à l’Université de la Saskatchewan, responsable du projet.

Cette économie d'énergie s'obtiendrait en diminuant le chauffage, qui représente environ 60 % de la facture électrique, selon le chercheur . Si nous nettoyons l’air, le besoin en énergie sera moindre pour garder la chaleur dans la serre, précise Jafar Soltan. Car dans les climats nordiques, l’air extérieur est très froid et cela prend beaucoup d’énergie pour le chauffer.

Concrètement, le procédé utilisé permettrait de nettoyer l'air de l’éthylène, une hormone produite par les plantes en croissance.

Une incidence sur la nourriture et son prix

Selon le professeur Soltan, la technologie de purification de l’air pourrait améliorer la qualité de la nourriture produite. L’éthylène accélère la croissance des jeunes pousses dans les serres, un effet néfaste selon le chercheur.

Cette technologie améliorerait la salubrité de la nourriture, poursuit Jafar Soltan. Cela faciliterait l'accès à de la bonne nourriture dans des communautés au nord, dans des conditions environnementales dures comme le froid extrême.

De plus, il estime que le coût de production pourrait s’en voir diminuer, et cela aurait des conséquences sur le prix d’achat pour le consommateur.

Imaginez dans le nord combien cela coûte d’acheter un coeur de laitue, argumente Jafar Soltan. C’est beaucoup plus cher dans le Nord qu’ailleurs, car le coût en énergie est beaucoup plus élevé dans cette région.

Selon le groupe de scientifiques, cette technologie pourrait voir le jour d'ici cinq ans. Des discussions sont en cours avec certaines sociétés pour les convaincre d'investir dans ce projet.

Avec les informations d'Alexis Lalement

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