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1 million en 2020 pour remplacer des entrées d’eau en plomb à Québec

À terme, la Ville s’engage à remplacer tous les branchements d'eau potable en plomb de son territoire.

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Un tuyau qui contient du plomb.

Exemple de tuyau qui contient du plomb.

Photo : Radio-Canada / Thomas Gerbet

Érik Chouinard

Après Montréal cet automne, la Ville de Québec a annoncé lundi son plan d’action pour contrer la problématique des conduites d'eau potable en plomb. En 2020, elle compte investir 350 000 $ pour le dépistage et 1 million de dollars pour le remplacement de ces entrées d’eau.

On prévoit 1000 interventions, mais c’est une année qui va définir le plan d’action pour le reste des années à venir, c’est vraiment une année guide, insiste Suzanne Verreault, membre du comité exécutif responsable du traitement des eaux à la Ville de Québec.

La Ville s’engage à remplacer tous les branchements de services en plomb sur son territoire. Le coût total est évalué entre 50 et 60 millions de dollars.

Pour le moment, on se dit que ça peut prendre 10 ans pour faire l’opération au complet, avance la conseillère municipale.

Selon son nouveau plan, la Ville de Québec sera dorénavant plus proactive, en rendant le dépistage obligatoire et sans frais pour tous les bâtiments construits avant 1980. Le remplacement sera ensuite aussi obligatoire si un branchement en plomb est découvert.

Québec sera responsable en tant que maître d’œuvre de tous les travaux qui se feront à l’extérieur y compris sur les terrains privés des propriétaires. Le citoyen devra prendre en charge tout ce qui se passe à l’intérieur de sa résidence, précise tout de même la chimiste et chef du laboratoire de la Ville de Québec, Christine Beaulieu.

Malgré tout, tous les frais qui seront associés au remplacement du branchement dans la zone privée devront être déboursés par le propriétaire

Christine Beaulieu, chimiste et chef du laboratoire de la Ville de Québec

Les coûts pour changer les sections privées devront être remboursés immédiatement après les travaux ou amortis par l'impôt municipal sur une période de 10 ou 15 ans.

Pour épauler les citoyens qui auront à assumer ces frais, la Ville promet de mettre en place des programmes d’aide.

Des travaux d’ampleur

Des 140 000 immeubles résidentiels du territoire de Québec, 80 000 ont été construits avant 1980, et donc potentiellement avant que le code du bâtiment n'interdise l’utilisation du plomb dans les canalisations.

On suspecte qu’on a environ 9,5 % des branchements qui pourraient être en plomb. Sur cette base, on a évalué qu’on pourrait avoir 8000 entrées à changer, indique la chimiste Christine Beaulieu.

La campagne de dépistage se tiendra du 1er juillet au 30 septembre, car c’est pendant la saison chaude, lorsque l’eau atteint 15 °C, que le plomb est plus présent dans l’eau.

La Ville priorisera les bâtiments construits de 1945 à 1955, puisque ce sont les années où le plomb est le plus susceptible d'avoir été utilisé.

Le plan d'action sera actualisé au cours de l’année pour l’ajuster à la réalité du terrain et à de potentielles modifications de réglementation.

Nouvelles règles provinciales attendues en mars

En mars 2019, Santé Canada avait abaissé la norme de concentration maximale acceptable du plomb dans l'eau potable de 10 à 5 microgrammes par litre. La province de Québec lui a ensuite emboîté le pas en septembre et s'est conformée à ces nouvelles recommandations.

Le gouvernement avait aussi enjoint aux municipalités d'agir et de se doter d’un plan pour réduire la présence de plomb dans l'eau potable. Il doit présenter en mars de nouvelles règles directrices, ce qui pourrait obliger la Ville de Québec à modifier son plan.

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