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Le Centre communautaire Roussin échappe à la privatisation

Les liens entre l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles et l'organisme qui occupe le centre ont été revus en raison du nouvel accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne. L'arrondissement voulait ainsi s’assurer de ne pas avoir à aller en appel d’offres pour attribuer un contrat de gestion du centre.

Valérie Laforest, directrice de la culture, des sports, des loisirs et du développement social à l'arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, pose devant une affiche sur laquelle est écrit Roussin centre communautaire.

Valérie Laforest, directrice de la culture, des sports, des loisirs et du développement social à l'arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

René Saint-Louis

Cela fait 35 ans que la Société Ressources-Loisirs de Pointe-aux-Trembles, un organisme à but non lucratif, gère le Centre communautaire Roussin. Mais depuis plusieurs mois, une épée de Damoclès pendait au-dessus du centre et de ses 280 employés permanents et contractuels.

PRÉCISION : Le chapeau de cet article a été modifié par souci de clarté. Dans sa version originale, sa formulation risquait de prêter à équivoque.

Depuis l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, les villes sont tenues de lancer des appels d'offres pour tout contrat dont la valeur dépasse 360 000 $. Les contrats avec des OBNL pouvaient auparavant être négociés de gré à gré.

La privatisation de la gestion d'un premier centre communautaire à Montréal l'an dernier, le Centre Jean-Claude-Malépart, avait semé l'émoi dans le milieu communautaire.

La direction du Centre communautaire Roussin, dans l'est de Montréal, celle du Centre Pierre-Charbonneau, dans Hochelaga-Maisonneuve, et celle du Centre sportif de la Petite-Bourgogne craignaient d'être les prochains sur la liste. Comme le Centre Jean-Claude-Malépart, tous sont gérés par des OBNL.

Pour éviter d'aller en appel d'offres, l'arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles a revu ses liens avec la Société Ressources-Loisirs de Pointe-aux-Trembles.

La mairesse de l'arrondissement, Caroline Bourgeois, explique que les anciens contrats de service avec l'organisme n'ont pas été renouvelés. L'arrondissement lui offre plutôt une subvention annuelle de 640 000 $ en guise de soutien à la mission. L'organisme a vraiment une programmation en sports et en loisirs, donc c'est sous cet angle-là que nous avons procédé, dit Mme Bourgeois.

Autre changement, la Société Ressources-Loisirs de Pointe-aux-Trembles ne dispose plus d'un bail pour occuper le centre Roussin. L'arrondissement a plutôt adopté un règlement d'occupation du domaine public, qui permet à l'organisation de pouvoir occuper le bâtiment, dit la mairesse.

La directrice de la culture, des sports, des loisirs et du développement social à l'arrondissement, Valérie Laforest, reconnaît que l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange a forcé l'arrondissement à revoir ses liens avec l'organisme, qui bénéficie ainsi d'une plus grande autonomie.

La Société Ressources-Loisirs de Pointe-aux-Trembles n'agit pas au nom de l'arrondissement, mais en son propre nom, résume-t-elle.

Ainsi, notre situation ne requérait pas qu'on parte en appel d'offres, parce qu’il ne s’agit pas d'un contrat de service. L'arrondissement dans ce cas-ci donne un soutien immobilier et un soutien financier à l'organisme pour qu'il réalise sa mission, mais selon ses propres règles et sa propre gouvernance.

Valérie Laforest, directrice de la culture, des sports, des loisirs et du développement social à l'arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles
Lisa Christensen, conseillère d'arrondissement, Daniel Gratton, directeur général de la Société Ressources-Loisirs de Pointe-aux-Trembles, Caroline Bourgeois, mairesse d'arrondissement, Gilles Déziel, conseiller d'arrondissement.

Lisa Christensen, conseillère d'arrondissement, Daniel Gratton, directeur général de la Société Ressources-Loisirs de Pointe-aux-Trembles, Caroline Bourgeois, mairesse d'arrondissement, Gilles Déziel, conseiller d'arrondissement

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Valérie Laforest soutient cependant que l'entente est unique et ne pourra pas nécessairement être reproduite par d'autres arrondissements qui souhaiteraient éviter de lancer un appel d'offres. Il faut faire l'analyse de la situation et des attentes dans chaque cas, dit-elle.

L'entente réjouit le directeur général du centre Roussin, Daniel Gratton. Celui-ci reconnaît que cette nouvelle façon de procéder est un cas d'espèce et que chaque centre est différent. Cependant, il espère qu'elle pourra servir de modèle.

On est tous des centres communautaires qui ont grosso modo la même mission, qui travaillons en collaboration avec un arrondissement qui a aussi la même mission. Donc, on espère qu'il puisse y avoir des ententes qui vont ressembler à la nôtre.

Daniel Gratton, directeur général de la Société Ressources-Loisirs de Pointe-aux-Trembles et du Centre communautaire Roussin

Le directeur général du Centre Pierre-Charbonneau, Denis Kemp, suit avec intérêt le dossier. L'entente entre l'arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et l'Association du Centre Pierre-Charbonneau, l'OBNL qui gère le centre, vient à échéance à la fin de l'année.

Interrogé pour savoir s'il aimerait que son association puisse bénéficier d'une telle entente, il a dit l’espérer de tout cœur.

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