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Sit-in à l'hôpital de Trois-Rivières : les autorités de la santé promettent du renfort

Une infirmière près d'un appareil médical dans un hôpital.

Archives

Photo : Radio-Canada

Claudie Simard

La tension est vive entre les autorités de la santé et les infirmières qui ont fait un sit-in samedi, au centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR).

Le manque criant de personnel qui perdure depuis des semaines dans deux départements de l’hôpital de Trois-Rivières a poussé 16 infirmières et infirmières auxiliaires à refuser de travailler.

Selon nos informations, l’atmosphère était tendue au moment où un membre de la direction s’est rendu sur place. Il n’aurait pas adressé la parole aux employés, seulement aux représentants syndicaux.

Après discussion, il a été entendu d’autoriser le transfert de 18 employés qui ont obtenu des postes dans ces départements, mais qui n'avaient pas encore commencé à occuper leur nouvel emploi, en raison du manque de personnel dans le réseau.

Il a aussi été convenu qu’un nouvel affichage de poste serait rapidement lancé afin de stabiliser les équipes.

Des versions divergentes

Les deux parties n’ont par contre pas la même vision du sit-in : d’un côté, le syndicat qui représente les infirmières explique que c’est l’entente entre les deux parties ce soir-là qui a mis fin au sit-in, peu avant 19 h.

De l’autre côté, le directeur des ressources humaines au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), Louis Brunelle, estime qu’il n’y a pas de lien entre la manifestation des employés et le problème résolu.

Il indique que les méthodes habituelles ont été suivies, soit de rappeler des gens disponibles, de faire appel aux réseaux sociaux pour trouver du personnel et de déplacer des employés d’un département vers un autre.

Ce sont les mesures qu’on a poursuivies, comme on le fait habituellement, dit-il, ce qui fait en sorte que ça s’est résorbé par les mesures que l’on a mises en place, alors il n’y a pas de lien entre la manifestation et le problème que nous avons résolu.

La porte-parole du syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec Jacynthe Bruneau ne voit pas les choses de la même façon. C’est quand même à la suite à l’entente avec le personnel que le sit-in a pris fin.

Ni les autorités de la santé ni le syndicat n’appuient le moyen qui a été choisi par les employés pour se faire entendre.

D’ailleurs, les employés pourraient faire face à des mesures disciplinaires.

Des offres d’emploi impopulaires

Les autorités de la santé comptent lancer un nouvel affichage de postes au cours des prochains jours, puisque celui fait l'an dernier n'a pas été populaire.

Les postes offerts comprenaient une part de mobilité, non pas entre différents hôpitaux, explique M. Brunelle, mais entre différents départements.

Les réponses aux postes affichées ont été en deçà de nos attentes, indique-t-il.

On s’est aperçu que les gens voulaient absolument être stables dans leur département sur leurs quarts de travail, donc on va relancer la démarche.

Louis Brunelle, directeur des ressources humaines au CIUSSS MCQ

Le département où le sit-in a eu lieu fait partie des endroits visés par l’ouverture de postes.

Vos commentaires

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Mauricie et Centre du Québec

Santé