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Le Grand Sudbury pourrait privatiser ses stations de skis pour faire des économies

Les élus municipaux ont décidé de reporter à une prochaine réunion les discussions et le vote sur le rapport de KPMG portant sur la révision des coûts des services municipaux, faute de temps mardi soir.

Le remonte-pente du centre de ski Adanac

Le rapport de la firme KPMG recommande notamment à a Ville du Grand Sudbury de privatiser ses deux stations de ski pour réaliser des économies.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

Bienvenu Senga

Réduire le nombre d’infrastructures entretenues par la Ville, privatiser les stations de ski et accroître les droits d’entrée aux établissements à vocation récréative, voilà certaines des mesures principales que devrait mettre en oeuvre le Grand Sudbury pour réaliser des économies, selon un récent rapport d'audit.

Les élus municipaux doivent débattre des recommandations du document lors de leur rencontre de mardi soir.

Le rapport élaboré par la firme KPMG et commandé par le conseil municipal l’an dernier évalue la qualité de plusieurs des services offerts aux citoyens et financés par la Ville du Grand Sudbury.

Plusieurs personnes assises en cercle

Les conseillers municipaux du Grand Sudbury se prononceront sur le rapport de KPMG mardi soir.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

L’objectif est d’évaluer si les ressources pourraient être redirigées vers des services dans lesquels le conseil [municipal] veut investir davantage. Il ne s’agit pas d’un exercice de réduction des coûts, peut-on lire dans les premières pages du document.

Les auteurs du rapport ont déterminé 10 mesures prioritaires qui, après leur mise en vigueur complète, permettraient à la Ville d’économiser près de quatre millions de dollars par an.

Moins d’infrastructures entretenues par la Ville

Le rapport de KPMG stipule que depuis la fusion du Grand Sudbury [en 2001], il n’y a jamais eu d’évaluation détaillée du nombre d’infrastructures en place [gérées par la Ville] ou de la nécessité de ces infrastructures.

La gestion et l'entretien de ces infrastructures coûtent plus de neuf millions de dollars par année à la Ville.

Or, certaines sont maintenant sous-utilisées, selon les auteurs du document, et leur fermeture pourrait permettre aux contribuables d'économiser un million de dollars par année.

En réduisant les infrastructures, la Ville pourrait fournir d’autres infrastructures polyvalentes et modernes sans impact significatif sur les contribuables.

Extrait du rapport de KPMG

Le document indique que la Ville du Grand Sudbury dispose de plus d’espaces intérieurs destiné à des fins récréatives que les municipalités à qui elle a été comparé, soit Thunder Bay, Windsor, Guelph et London.

Hausse des droits d’accès aux infrastructures pour les conseils scolaires

La Ville du Grand Sudbury permet actuellement aux quatre conseils scolaires de la région de se servir de certaines de ses infrastructures comme les arénas et les parcs, gratuitement ou à coût très réduit.

Le logo de la série Canada-Russie sur la glace de l'aréna de Sudbury.

La Ville du Grand Sudbury loue gratuitement ou à coût réduit ses arénas à des conseils scolaires.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

La Ville se sert aussi d’infrastructures appartenant aux conseils scolaires pour certains programmes, notamment des activités de quartier pour enfants.

Le rapport de KPMG recommande entre autres de rapatrier ces dernières dans des infrastructures de la Ville et d’établir une entente consolidée et mise à jour avec les conseils scolaires [afin d’assurer] des conditions équitables et d’aider dans la réduction des coûts.

En n’offrant aux conseils scolaires qu’une réduction de 20 %, la Ville pourrait accroître ses revenus de 175 000 $.

Extrait du rapport de KPMG

Le document souligne aussi qu’une hausse des droits d’entrée du public aux infrastructures récréatives pourrait permettre à la Ville de faire des économies de 245 000 $ par année.

Privatisation des stations de ski

La gestion des deux stations de ski Adanac et Lively devrait être confiée à des tierces parties, selon le rapport de KPMG, afin de permettre à la Ville d’économiser 243 000 $. 

La gestion des stations de ski n’est pas un service offert par les municipalités ailleurs dans le Nord-Est de l’Ontario; elle est plutôt offerte par une entité privée ou une tierce partie sans but lucratif.

Extrait du rapport de KPMG

La gestion des deux stations de ski coûte actuellement 671 000 $ par an à la Ville du Grand Sudbury.

Les autres stratégies préconisées par KPMG et les économies à envisager

  • Meilleure utilisation des espaces administratifs : 193 000 $ / an
  • Élimination des téléphones de bureau : 50 000 $ - 100 000 $ / an
  • Réduction de la superficie des parcs entretenus : 980 000 $ / an
  • Mise en place d'un modèle de gestion plus efficace : 100 000 - 500 000 $ / an
  • Incorporation de la technologie dans la livraison des services : 600 000 $ / an

La plupart des mesures proposées ne prendraient que deux ans à mettre en oeuvre, si elles étaient approuvées, mais il faudrait plus de cinq ans pour que deux d’entre elles soient entièrement mises en place.

Mardi soir, les élus devront se prononcer en faveur ou contre l’élaboration de plans par le personnel municipal afin de poursuivre la mise en oeuvre des stratégies.

Le rapport a coûté 250 000 $ à la Ville du Grand Sudbury, une somme qui est provenue entièrement du Fonds pour la vérification et la responsabilisation de l'Ontario, dont la création a été annoncée en mai par le gouvernement Ford.

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