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Belledune : le projet d’une usine de production de fer franchit une étape de plus

Ce projet pourrait créer 200 emplois permanents dans la région Chaleur. Une nouvelle accueillie comme un miracle, après la fermeture de la fonderie Brunswick à Belledune en décembre, qui a entraîné la perte de 420 emplois.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

L’entreprise Maritime Iron vient de soumettre la documentation nécessaire pour son étude d’impact environnemental par la province. C’est la dernière étape dans son projet d’ouvrir une usine de production de fer à Belledune au Nouveau-Brunswick.

Ce projet de 1,5 milliard de dollars pourrait créer près de 200 emplois permanents et 1330 indirects, selon l’entreprise. Une nouvelle accueillie comme un miracle, après la fermeture de la fonderie de Belledune, en décembre, qui a entraîné la perte de 420 emplois.

L’entreprise de Toronto estime que l’étude d’impact environnemental prendra six mois.

La revue environnementale est une étape nécessaire pour que le projet procède. C’est une étape très importante, souligne Elena Mantagaris, responsable des communications pour Maritime Iron.

L'entreprise souhaite devenir un fournisseur de fonte brute pour les aciéries et les fonderies dans toute l’Amérique du Nord. Le choix de Belledune est avant tout un choix stratégique. Son emplacement permettrait à l'entreprise d’être à la fois proche du Québec et des États-Unis.

De Sept-Îles, Québec à Belledune, c’est pas loin du tout. Aussi la fonte brute elle-même, quand elle serait prête à être vendue, le marché principal sera les États-Unis, explique Elena Mantagaris.

Schéma des bâtiments de l'usine

Maritime Iron est une entreprise basée à Toronto.

Photo : Maritime Iron

Le maire de Belledune espère que l'usine va employer une partie des personnes qui ont perdu leur poste avec la fermeture de la fonderie Brunswick.

Je pense que c’est un très bon projet et j’ai l'espoir que ça se fasse.

Joel Noël, maire de Belledune

En plus des emplois, Maritime Iron a affirmé que son usine aura d'autres répercussions positives dans la région.

Maritime Iron explique qu’en utilisant un gaz émanant de ses installations comme combustible, Énergie NB pourrait réduire de 50 % sa consommation en charbon, dans sa centrale située à proximité. Et que cette centrale pourrait ainsi rester ouverte plus longtemps.

De plus, l’entreprise présume qu’elle pourrait amener 67 navires de plus dans le port de Belledune chaque année.

Ça va être bon pour le monde qui a pas d’ouvrage. Ça va donner de l’ouvrage à beaucoup de monde, évoque Émilia Godin, une résidente de Belledune.

L’impact environnemental

L’étude de l’impact environnemental en cours est la partie décisive de ce dossier.

En effet, Maritime Iron, avec cette future usine et l’utilisation de la centrale thermique, deviendrait le plus gros pollueur de la province. Elle passerait même devant la raffinerie Irving de Saint-Jean.

Jeff Carr donne une conférence de presse

Le ministre de l'Environnement et des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, Jeff Carr, estime que le projet de l'usine ferait manquer, à la province, ses objectifs de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. 

Photo : CBC

Il est un peu inquiétant de constater que nos émissions augmenteraient, alors que nous essayons de réduire nos émissions, ici, au Nouveau-Brunswick.

Jeff Carr, ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick

Selon une autre étude environnementale, l’usine, une fois en place, émettrait 3,8 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an. Et s’il l’on ajoute le coût de la centrale thermique d’Énergie NB, cela monte à 4,9 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an.

Le plan climatique de la province prévoit pourtant un objectif de réduction de 30 % des émissions d’ici 2030.

Pour Lois Corbett, directrice générale du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick, ce projet sera un pas dans la mauvaise direction, d’un point de vue environnemental.

Ce que va faire le projet, c’est pousser la pollution des gaz à effet de serre du Nouveau-Brunswick bien au-dessus de son plafond actuel, indique Lois Corbett.

Avec les informations de Serge Bouchard

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