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Mario Simard en faveur d'un projet de loi pour la souveraineté environnementale

Mario Simard en entrevue.

Le député du Bloc québécois dans Jonquière, Mario Simard, de passage en studio

Photo : Radio-Canada / Thomas Laberge

Radio-Canada

Le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard, entend soutenir un projet de loi sur la souveraineté environnementale des provinces pour éviter qu'Ottawa puisse imposer un gazoduc comme celui projeté à Saguenay ou un pipeline, comme c'est le cas pour la Colombie-Britanique avec Transmountain.

La Cour suprême a tranché jeudi en faveur du gouvernement fédéral même si la province s'oppose au projet pour des raisons environnementales.

Mario Simard, qui est aussi critique de son parti en matière de ressources naturelles, croit que l'indépendance demeure la meilleure solution. Il estime cependant qu'il faut faire quelque chose en attendant.

En dehors de l'indépendance du Québec, ça devient difficile pour nous. On peut faire des gains entre temps. Le projet de loi en question, je sais que c'est dans les cartons du Bloc québécois, on veut redéposer ce projet de loi sur la souveraineté environnementale, duquel toutes les provinces seraient gagnantes. C'est à nous de faire la gestion de notre territoire. C'est la même chose pour la Colombie-Britannique, qui se trouve avec le problème de voir un pipeline traverser son territoire sans qu'elle puisse s'objecter de façon claire et précise, affirme Mario Simard.

Le député de Jonquière-Haut-Saguenay attend les résultats du BAPE avant de se prononcer sur le projet de Gazoduq et d'Énergie Saguenay.

Sylvain Gaudreault réagit

Le député péquiste de Jonquière demande au premier ministre du Québec de faire adopter le projet de loi qu'il a déposé pour faire de l'environnement une compétence exclusivement provinciale. Sylvain Gaudreault réagit ainsi à la décision de la Cour suprême qui a confirmé que la Colombie-Britannique ne pourrait s'opposer à la construction du pipeline Transmountain, si Ottawa décide d'aller de l'avant.

Sylvain Gaudreault croit que le contexte est propice pour une négociation constitutionnelle.

Je pense que si M. Legault veut aller au bout de sa logique nationaliste, il devrait appuyer le projet de Loi 391 que j'ai déposé, qui affirme que l'environnement est de compétence exclusive du Québec, pour l'adopter et ainsi soit forcer le jeu au fédéral pour négocier un changement à la constitution ou l'indépendance du Québec [...].

Sylvain Gaudreault, député provincial de Jonquière

Par ailleurs, le député de Chicoutimi le Fjord, le conservateur Richard Martel, n'est pas ébranlé par la décision de la Cour suprême. Il rappelle que l'Agence canadienne d'évaluation environnementale demeure un chien de garde pour les projets de pipeline.

Lorsqu'on parle de transport interprovincial, c'est de juridiction fédérale. Donc, le fédéral a le dernier mot là-dessus. Par contre, il faut faire attention, parce que tous ces projets-là, de transport, doivent passer par l'Agence canadienne environnementale, relève Richard Martel.

Avec les informations de Michel Gaudreau et Pascal Girard

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Saguenay–Lac-St-Jean

Politique fédérale