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Les autorités de la santé publique de la région surveillent l'épidémie virale en Chine

Deux hommes portant des masques marchent à l'extérieur. Une femme à leur côté ne porte pas de protection.

Des voyageurs portent des masques à l'extérieur de la gare de Pékin, le lundi 20 janvier 2020. La Chine a rapporté une augmentation du nombre de cas de coronavirus, lundi, dont de premiers cas dans sa capitale.

Photo : Associated Press / Mark Schiefelbein

Radio-Canada

Les autorités sanitaires d'Ottawa et de l'Outaouais ont indiqué, lundi, qu'elles surveillent de près les nouvelles sur l'épidémie virale en Chine. Pour l'heure, le virus, qui s'apparente au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), a causé la mort de trois personnes dans l'empire du Milieu.

Dans un courriel adressé à Radio-Canada, Santé publique Ottawa (SPO) a assuré suivre les directives du ministère de la Santé et de Santé publique Ontario ainsi que celles de l'Agence de la santé publique du Canada.

Pour sa part, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais dit surveiller la situation de près et avoir mis en place des mesures concrètes.

Un outil de triage a été transmis aux urgences et aux cliniques médicales pour détecter rapidement les cas suspects et mettre en place immédiatement les précautions contre la transmission, a notamment expliqué dans un courriel l'agente d'information Marie-Pier Després.

Advenant un cas importé, la santé publique effectuera une recherche systématique des contacts afin que ceux-ci soient mis sous surveillance conformément aux lignes directrices, dans le but d'empêcher une transmission locale, a-t-elle ajouté.

Tourisme Ottawa, qui fait la promotion de la capitale fédérale auprès des visiteurs, n’a pris aucune mesure jusqu’à présent concernant cette épidémie. L'organisme a indiqué qu'environ 77 000 touristes venant de la Chine ont visité Ottawa en 2018.

Des voyageurs portent un masque pour se déplacer dans les espaces publics.

Des voyageurs chinois près de la gare de Pékin.

Photo : La Presse canadienne / Mark Schiefelbein/AP

Un risque « faible » pour les voyageurs canadiens, dit Ottawa

Pour le moment, aucun cas n'a été recensé au Canada ou n'implique de Canadiens à l'étranger. De plus, le gouvernement fédéral n'a mis en place aucune mesure de dépistage, contrairement à ce qu'ont fait certains grands aéroports des États-Unis.

Les autorités fédérales recommandent aux voyageurs qui doivent se rendre dans la ville de Wuhan, en Chine, où les premiers cas de pneumonie ont été signalés, de prendre des précautions contre les maladies respiratoires et autres maladies transmissibles.

Le risque pour les Canadiens qui visitent Wuhan est jugé faible.

Avertissement sur le site voyage.gc.ca du gouvernement fédéral

Le Nouvel An chinois débute officiellement le 25 janvier 2020. Pendant cette période, le nombre de voyageurs devrait augmenter considérablement, peut-on lire dans un avis mis à jour le 17 janvier sur le site voyage.gc.ca (Nouvelle fenêtre). Le fait de passer du temps dans de grandes foules ou dans des endroits bondés dans de petites zones peut augmenter votre risque de tomber malade.

Le virus est de forme circulaire.

Le coronavirus du SRAS vu sous un microscope (archives)

Photo : AFP/British Health Protection Agency

Un virus de la famille des coronavirus

Bien qu'on en ait encore beaucoup à apprendre sur ce nouveau virus, on sait qu'il s'apparenterait à la famille des coronavirus, selon Alex Carignan, professeur agrégé au Département de microbiologie et d'infectiologie de l'Université de Sherbrooke.

Cette souche qui vient d'être identifiée semble avoir une certaine virulence, ce qui est un peu inquiétant.

Alex Carignan, professeur à l'Université de Sherbrooke

Ce virus peut causer des infections aussi banales que la grippe, mais il y a certaines souches qui peuvent être plus agressives, a souligné le professeur. On pense, entre autres, au fameux SRAS auquel on a fait face au début des années 2000, qui donnait des infections respiratoires, des pneumonies plus sévères.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Le professeur se veut toutefois rassurant quant aux mesures que le gouvernement canadien pourrait prendre en cas de propagation. Les institutions sont préparées à ce genre de virus. On a des protocoles qui sont déjà mis en place qui incluent des virus émergents, a-t-il affirmé.

On est beaucoup mieux préparés que ce qu'on pouvait être dans les années 2000.

Alex Carignan, professeur à l'Université de Sherbrooke

Une troisième personne est morte, dimanche, du mystérieux virus, selon les autorités chinoises. Au total, quatre pays asiatiques — la Corée du Sud, la Thaïlande, le Japon et la Chine — sont touchés par le nouveau coronavirus.

Une réunion d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) aura lieu mercredi pour déterminer si ce virus est une urgence de santé publique de portée internationale.

Avec les informations de Jérôme Bergeron et de Mathieu Nadon

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