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Parrainage de réfugiés : le ministre Jolin-Barrette promet des améliorations

Portait du ministre de l'Immigration Simon Jolin-Barrette à l'Assemblée nationale.

Le ministre de l'Immigration Simon Jolin-Barrette

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Quelques heures après la confusion qui a régné dans les bureaux du ministère québécois de l'Immigration lundi, le ministre Jolin-Barrette a affirmé que le recours au service de messagers pour déposer une candidature sera revu.

Le ministre québécois de l'Immigration a en somme reconnu que le processus de dépôt de candidatures présentées par l’entremise de messagers soulève de nombreux questionnements quant à son efficacité.

Québec oblige les demandeurs, par souci d’équité, à faire appel à un coursier pour déposer cette demande en main propre.

Évidemment, des améliorations doivent être apportées pour les prochaines périodes de dépôt, a affirmé Simon Jolin-Barrette par communiqué lundi.

M. Jolin-Barrette a également souligné que les quotas étaient les mêmes qu'en septembre 2018, sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Un homme se penche sur des boîtes de documents.

Au total, 750 dossiers sont acceptés dans le cadre de ce programme. Selon les règles du ministère, les dossiers doivent être déposés en main propre par des coursiers.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

C'est un fiasco, dit l'opposition

De leur côté, des partis d'opposition à Québec blâment le ministre Jolin-Barrette et la baisse des seuils d'immigration relativement à la confusion dans les bureaux du ministère de l'Immigration, dans le Vieux-Montréal.

C’est un fiasco pour la simple et unique raison que le ministre n’a pas encore compris la leçon du PEQ […]. Il n’a pas pris le temps de consulter, et il y a le fait d’utiliser un système, pour moi, archaïque, a soutenu à l'émission Midi info le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'immigration, Monsef Derraji.

Le député libéral ajoute que le principe du premier arrivé, premier servi doit être aboli l'an prochain. C'est inadmissible, c’est inhumain, a-t-il lancé, tout en faisant allusion aux cas d'intimidation et de corruption qui ont été signalés.

Il a également mis au banc des accusés le seuil d'immigration. Ce pour quoi il y a eu une réduction du nombre de réfugiés, c’est que la CAQ a [tout fait] pour diminuer le nombre d’immigrants. Et donc, de facto, cette catégorie a subi aussi une réduction très importante. C’est pour cela que les gens se bousculent, a-t-il expliqué.

Des gens assis et debout dans la salle d'attente.

Des gens se présentent dans les bureaux d'Immigration Québec pour faire une demande de parrainage.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Thibaut

Même son de cloche du côté de Québec solidaire. Les groupes en immigration avaient annoncé la catastrophe et proposé d’autres pistes de solutions, mais comme d’habitude, le ministre Jolin-Barrette n’a écouté personne d’autre que lui, a notamment déclaré par communiqué le député solidaire Andrés Fontecilla, responsable des dossiers d’immigration pour le parti.

Or, M. Fontecilla a également blâmé les libéraux dans ce dossier, sur les ondes d'ICI RDI. Cette situation remonte déjà à l'administration libérale. Ce sont les libéraux qui ont commencé à baisser les seuils et qui ont mis en place ce système-là, a-t-il précisé.

Afin d'éviter un tel embouteillage, le gouvernement aurait dû, selon lui, accepter les demandes de parrainage durant plusieurs journées et diviser ces jours d'ouverture selon l'ordre alphabétique. Par exemple, la première journée aurait pu être consacrée aux candidats dont le nom commence par les 10 premières lettres de l'alphabet.

Une autre solution aurait été de permettre le dépôt de candidatures dans des bureaux régionaux.

Actuellement, seulement 750 dossiers de parrainage collectif peuvent être déposés selon le principe du premier arrivé, premier servi.

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