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Procès de Patrick Chénard : l'accusé témoignera

Patrick Chénard, devant le palais de justice temporaire de Rimouski.

Patrick Chénard, à l'extérieur du palais de justice de Rimouski (archives)

Photo : Radio-Canada

Shanelle Guérin

Lors d’une discussion avec le juge, Jules Berthelot, l’avocat de la défense, Yves Desaulniers a affirmé en cour que son client, Patrick Chénard, allait témoigner à son procès. Il sera donc l’un des témoins présentés par la défense.

Le procès du massothérapeute et kinésiologue Patrick Chénard a repris lundi matin avec les contre-interrogatoires de deux présumées victimes.

Suite du contre-interrogatoire

Lors du contre-interrogatoire de la 8e présumée victime, l’avocat de la défense a soulevé des questions notamment sur des gestes allégués par la présumée victime et sur leur faisabilité.

Dans son témoignage, le 14 janvier, elle a raconté que Patrick Chénard aurait baissé ses sous-vêtements. Il aurait ensuite passé sa main sur ses parties génitales et l’aurait pénétrée avec son doigt. Par la suite, il y aurait eu un contact oral avec ses parties génitales.

Elle a affirmé que Patrick Chénard lui aurait dit qu’il était désolé et que c’était la première fois que ça qu’il lui arrivait de commettre un tel geste extraconjugalement et professionnellement.

L’avocat de la défense lui a demandé pourquoi elle ne s’était pas immédiatement relevée lorsque Patrick Chénard avait, selon elle, baissé ses sous-vêtements et l’avait pénétrée avec son doigt.

Je ne savais pas quoi faire, a-t-elle répondu, ça s’est passé vite.

L’avocat de la défense lui a alors suggéré que lors du premier massage, elle aurait plutôt déplacé sa main vers les parties génitales de l’accusé, et qu’il aurait mis fin au massage. Elle a nié ces faits.

Me Yves Desaulniers lui a demandé pourquoi elle n’avait pas porté plainte à la police à la suite du premier massage, et pourquoi elle était retournée pour un 2e et 3e massage.

La présumée victime a expliqué qu'elle ne savait pas comment réagir à ce moment-là, et qu’elle croyait que les excuses de Patrick Chénard étaient sincères.

L’avocat de la défense lui a aussi suggéré qu’elle était intéressée par l’accusé au moment des faits allégués, ce à quoi elle s’est opposée.

Il lui a finalement posé la question si elle avait déjà envoyé des baisers par écrit, soit une série de X par texto, à Patrick Chénard. Elle a répondu de manière affirmative.

L’audience de la matinée s’est terminée avec le contre-interrogatoire de la 9e présumée victime, qui s'est poursuivie en après-midi.

Contre-interrogatoire : 9e présumé victime

Le contre-interrogatoire de la 9e présumée victime s’est déroulé cet après-midi lors du procès du massothérapeute et kinésiologue Patrick Chénard.

L’avocat de la défense, Me Yves Desaulniers, l’a martelé de questions sur les gestes qui sont reprochés à Patrick Chénard. Il a notamment demandé des précisions sur les mouvements présumés de l'accusé et leur séquence.

Appelée à la barre le 15 janvier, la 9e présumée victime a expliqué avoir reçu un message de Patrick Chénard pour l’inviter à participer à une étude sur les effets de la musique sur la détente au coût de 30 $ par séance.

Elle a dit au tribunal que lors du premier massage, l’accusé l’aurait, entre autres, massé du haut jusqu’au bas de la fesse, et que le massage était tellement intense qu’elle sentait que ses fesses s’écartaient.

Elle a expliqué que l'accusé aurait aussi placé ses mains entre les cuisses de la victime pour masser ses aines et qu’il a touché aux grandes lèvres de ses parties génitales.

La présumée victime a mentionné avoir été surprise lors du massage, mais elle dit ne pas avoir réagi par la suite.

L’avocat de la défense a par ailleurs demandé à la plaignante pourquoi elle n’avait pas dit à Patrick Chénard qu’elle n’aimait pas se faire masser le ventre après son premier massage avec lui.

La présumée victime a expliqué qu'elle a l'habitude de le mentionner lorsqu'elle remplit un formulaire avant un massage, mais qu’elle n'aurait pas eu à en remplir un avec lui. Elle raconte ne pas avoir été à l’aise de lui parler de ses préférences avant la 2e session de massage.

L’avocat de la défense l’a alors questionné sur le fait qu’elle n’a pas parlé à Patrick Chénard après le 2e rendez-vous, alors qu’elle n’avait, à ce moment, plus de doutes sur les gestes allégués.

La 9e présumée victime a répondu au tribunal qu’elle n’était pas à l’aise de confronter l'accusé seule dans son bureau ou par textos, sachant qu’elle allait le croiser en personne au centre d’entraînement.

C’est à ce moment que l’avocat de la défense lui a demandé pourquoi elle avait pris un 3e rendez-vous.

Elle a répondu encore une fois qu’elle ne voulait pas le confronter et qu’elle continuait à croire en son expertise et son professionnalisme.

Pour ce qui est du troisième massage, l’avocat de la défense a demandé à la plaignante de confirmer que Patrick Chénard avait bel et bien replacé la couverture lorsqu’elle avait glissé lors du 3e massage, et qu’il était allé en chercher une deuxième quand elle avait glissé de nouveau, tel qu'elle l'avait raconté lors de son témoignage.

Le témoignage d’une 10e présumée victime devrait avoir lieu mardi.

Rappel des faits

L’homme de 28 ans fait face à 11 chefs d’accusation d’agression sexuelle et un chef d’exploitation sexuelle.

Les faits allégués se seraient produits en novembre 2015 à Trois-Rivières et entre janvier 2016 et avril 2018 à Rimouski.

Avec les informations d’Édith Drouin

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