•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Réforme du mode de scrutin au Québec : un référendum non nécessaire

Un bureau de vote au Québec, où l'on voit plusieurs urnes.

Au Québec, le projet de loi 39, qui a été déposé en septembre 2019, établirait un nouveau mode de scrutin mixte avec compensation régionale.

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

La Presse canadienne

Pas besoin de référendum pour changer le mode de scrutin au Québec, soutient la Coalition pour la réforme électorale maintenant!. Mais si le gouvernement caquiste insiste, il doit le tenir avant la prochaine campagne électorale pour que cette réforme ne soit pas noyée dans l'élection.

C'est le message que la Coalition a tenu à lancer lundi matin en conférence de presse à Montréal, juste avant le début, mercredi, des consultations devant la commission parlementaire.

Cette commission va alors se pencher sur le projet de loi 39, qui détaille la proposition du gouvernement pour modifier le mode de scrutin.

Actuellement, le système est de type uninominal à un tour. Le projet de loi 39 établirait un nouveau mode de scrutin mixte avec compensation régionale. Il prévoit des sièges de circonscription et des sièges de région.

En décembre, la ministre de la Justice, Sonia LeBel, qui parraine le projet de loi, a déposé plusieurs amendements incluant la nécessité d'un référendum, qui doit se dérouler en 2022, en même temps que la prochaine campagne électorale provinciale.

La Coalition juge qu'un tel référendum n'est pas nécessaire. Le gouvernement a la légitimité pour mener cette réforme, a soutenu l'un des porte-parole de la Coalition, Jacques Létourneau, président de la CSN.

La réforme du mode de scrutin est un enjeu beaucoup trop important pour être abandonné aux aléas partisans d'une campagne électorale, a-t-il martelé en point de presse.

Et puis le projet de loi 39 doit être bonifié, a ajouté l'autre porte-parole de la Coalition, Marie-Andrée Gauthier, aussi coordonnatrice générale des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. Il ne contient rien de concret pour assurer une représentation paritaire et équitable pour les régions, entre autres lacunes, a-t-elle expliqué.

Différents groupes défileront en commission parlementaire pour présenter leurs suggestions cette semaine et au début du mois de février.

La Coalition regroupe plus de 70 organismes et réseaux de la société civile et affirme représenter plus de deux millions de Québécois.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !