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L'accusé de délit de fuite après la mort de Brady Francis croit avoir heurté un chevreuil

Maurice Johnson marche sur un trottoir.

Maurice Johnson, résident de Saint-Charles, au Nouveau-Brunswick, subit un procès pour délit de fuite, à la suite de la mort de Brady Francis.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Maurice Johnson a été arrêté à son domicile par des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) le 15 mars 2018, apprend-on grâce à l'enregistrement d'un interrogatoire policier, lundi, lors de la sixième journée de procès pour délit de fuite au Palais de justice de Moncton.

Maurice Johnson est accusé de délit de fuite dans l'affaire entourant la mort de Brady Francis, un jeune Autochtone de 22 ans retrouvé mort à Saint-Charles au Nouveau-Brunswick, le 24 février 2018.

Photographie de famille de Brady Francis

Brady Francis, 22 ans, de la Première Nation d’Elsipogtog, est mort le 24 février en soirée lorsqu’il a été heurté par un véhicule pendant qu’il attendait des amis sur le bord de la route, à Saint-Charles.

Photo : Salon funéraire Thompson

Lors de cet interrogatoire au sujet de ses déplacements le soir du 24 février 2018, Maurice Johsnon a indiqué au gendarme qu'il avait heurté un chevreuil.

On l'entend raconter que sa femme et lui avaient décidé de faire une balade en voiture, avant de rebrousser chemin vers 21 h.

L'accusé a affirmé qu'il était au volant de sa voiture et qu'il parlait à sa femme au moment où, selon lui, un chevreuil a fait irruption.

Il a précisé qu'il n'avait pas eu le temps de freiner pour éviter l'animal. Il a toutefois affirmé qu'il s'était ensuite arrêté pour voir si l'animal était toujours là, mais qu'il n'avait rien vu.

Il a indiqué lors du même interrogatoire qu'il était ensuite rentré chez lui.

Avoir entendu parler d'un homme mort le long de la route Saint-Charles dans les médias, Maurice Johnson a commencé à se demander s'il l'avait frappé, a témoigné l'agente de la GRC, Natasha Grimard-Bélisle.

Le lendemain de la mort de Brady Francis, sa femme a vu des informations circuler sur Facebook et a contacté la police.

Mais Maurice Johnson a alors réitéré dit qu'il croyait bien avoir vu un chevreuil et non un humain.

Analyse d'images de caméras de surveillance

Des images de caméras de surveillance de la COOP à Saint-Louis-de-Kent ont aussi été présentées lors de cette sixième journée de procès. Ces images fournissent des indications sur les déplacements de Maurice Johnson, le 24 février 2018.

On apprend notamment qu'il s'était rendu à la COOP avec sa femme pour acheter de l'alcool.

Mais Maurice Johnson, qui n'a aucun dossier criminel, n'a pas été vu en train de consommer.

Contre-interrogatoire du caporal Belliveau

L’avocat de la défense, Gilles Lemieux, a interrogé le caporal Belliveau sur son implication dans l’enquête. Le membre de la GRC dit avoir trouvé deux taches rouges et constaté des dommages sur le véhicule de Maurice Johnson.

Le policier n’a cependant pas été en mesure de déterminer si les taches rouges étaient du sang ou non. Les dommages qu'il a notés étaient à l’extérieur, sur le devant et du côté passager du véhicule.

M. Belliveau affirme aussi avoir examiné les vêtements de Brady Francis, mais il n'a rien trouvé. Il était à la recherche d'éléments tels que des morceaux de vitres.

Un 26e témoin a été appelé à la barre dans cette affaire lundi. Bernard Cormier était gérant d’une épicerie en 2018 à Saint-Louis-de-Kent. La cour tente de savoir si M. Johnson s’y est arrêté la journée du 24 février 2018.

M. Cormier a été appelé à décrire des images des caméras de surveillance du magasin montrant un homme qui entre dans le magasin avec une femme.

Selon Guillaume Larose, membre de la GRC, Maurice Johnson n'avait pas de dossier criminel.

Le procès devrait se poursuivre jusqu'au 31 janvier.

Selon des informations de la journaliste Wildinette Paul

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