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L'industrie n'aurait pas d'effet sur le parc national Wood Buffalo, selon un chercheur

Vue aérienne sur un troupeau de bisons qui marche dans la neige.

Le parc Wood Buffalo contient le plus grand delta intérieur au monde selon le site de l’UNESCO

Photo : Gouvernement de l'Alberta

Radio-Canada

Le parc national Wood Buffalo, un site qualifié Patrimoine mondial de l’UNESCO, au nord de l’Alberta, ne serait pas contaminé par les sables bitumineux ni asséchés par les barrages hydroélectriques situés en amont, selon une récente étude publiée par des chercheurs de l’Université de Waterloo.

Après avoir analysé l’équivalent de 150 ans de sédiments notamment dans le delta situé à l'embouchure des rivières la Paix et Athabasca, le spécialiste en écologie aquatique et coauteur de l'étude, Roland Hall, assure que ni le barrage hydroélectrique Bennett, situé en Colombie-Britannique, ni les sables bitumineux ne seraient en cause dans la diminution du niveau des eaux. Le plus important facteur selon lui serait la rivière Embarras qui a détourné un grand volume d’eau lors de son inondation en 1982.

Il s’agit probablement de l’événement hydrologique du siècle et ce n’est mentionné nulle part, souligne le chercheur.

Nos résultats vont à l’encontre des perceptions établies

Roland Hall, spécialiste en écologie aquatique et coauteur de l’étude.

Cette nouvelle conclusion est toutefois loin de faire l’unanimité.

Le secteur industriel générerait beaucoup plus de polluants que ceux pris en considération par les chercheurs, selon l’écologiste de l’Université Mount Allison du Nouveau-Brunswick, Joshua Kurek, et les échantillons auraient été prélevés dans un secteur restreint du delta, loin des sables bitumineux.

Critique de la communauté autochtone

La directrice des relations gouvernementales et industrielles pour les Cris de Mikisew, Melody Lepine, souligne également des manquements et dit que l’étude n’a pas pris en compte des polluants comme le mercure ou l'arsenic ni considéré les répercussions du barrage sur la Rivière-la-Paix.

[Les scientifiques] exagèrent souvent leur position et généralisent des résultats d’un ensemble de données restreintes, indique Melody Lepine. La Première Nation a longtemps exprimé son inquiétude concernant l’état de son territoire ancestral.

Les Cris de Mikisew attribuent la diminution du niveau des eaux au barrage hydroélectrique Bennett situé en Colombie-Britannique. Ils affirment en outre avoir trouvé des polluants flottants en aval des sables bitumineux.

En 2014, la communauté autochtone avait partagé son inquiétude avec l’UNESCO qui avait alors exigé du Canada une inspection du parc Wood Buffalo, d'une superficie de 45 000 km. L’étude réalisée avait démontré que la santé du parc était menacée par les changements climatiques, le barrage hydroélectrique et les industries avoisinantes, dont le projet de mégamine Teck Frontier, situé à 20 km au sud.

Selon Roland Hall, qui travaille dans le secteur depuis 20 ans, cette recherche ne veut pas dire pour autant que le secteur industriel ne doit pas changer sa façon de faire dans le futur. Ce système agit toujours comme un système naturel, mais il nécessite une surveillance continuelle, dit-il.

Avec les informations de La Presse canadienne

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