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Encrer l'instant au Musée acadien du Québec à Bonaventure

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Deux femmes devant des oeuvres exposées dans une galerie d'art

Les deux artistes Esther Thériault et France Cayouette étaient présentes lors du vernissage qui a eu lieu dimanche le 19 janvier à 14 h au Musée acadien de Bonaventure.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

La peintre Esther Thériault et l’autrice France Cayouette ont uni leur talent pour créer une quarantaine d’œuvres, des haïgas, jumelant haïkus et dessins à l’encre.

Les haïkus sont de petits poèmes d’inspiration japonaise qui traduisent le plus souvent un moment ou une sensation. Ceux de France Cayouette mettent délicatement en lumière des saisissements devant la grandeur de la nature ou la noblesse de petits gestes journaliers.

J’aime bien dire, commente l’auteure, que le haïku est autant un art littéraire qu’un art de vivre. Tout commence par un regard qu’on porte sur des détails, ça sollicite une espèce d’attention par rapport à la trame de fond de la vie, par rapport à de petites choses qui contiennent plus grand qu’elles-mêmes.

Au final, le haïku sera un long travail d'épuration et de polissage.

Pour éclairer les poèmes, l’artiste Esther Thériault a exploré tant le dessin figuratif que des motifs abstraits, utilisant le noir, le vide et la couleur.

Un poème illustré par un feuillage peint à l'encre noir

Les deux femmes ont conjugué leur talent pour créer des haïgas.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Pour l’artiste, qui explore depuis plusieurs années un esthétisme plus oriental, l’association avec France Cayouette allait de soi.

C’est d’ailleurs elle qui a amorcé le rapprochement avec l’auteure. Je lisais France. Je comprenais la similitude des méthodes, des thèmes et cette sensibilité qu’on essaie d’exprimer le plus précisément possible avec, pour elle, le moins de pieds, le moins de mots et pour moi, avec le moins d’encre, le moins d’essence pour passer à un geste sensible.

Afin de jumeler poèmes et dessins, les artistes ont exploré la résonance entre leurs œuvres respectives; une écrivant, l’autre dessinant, cherchant toutes deux par la suite les liens d’ambiance ou d’énergie entre leurs créations. On ne voulait absolument pas que les encres illustrent directement un haïku , explique France Cayouette.

Le haïga crée ainsi une troisième œuvre.

France Cayouette, autrice
Des dessins dans des cadres de bois accrochés sur un mur gris.

L'exposition est présentée jusqu'au 15 mars.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Les deux femmes ont ainsi conçu un univers suggestif qui invite au recueillement et à l’interprétation personnelle.

C'est une exposition qui est apaisante, qui invite au recueillement, à la contemplation, qui invite à un regard attentif sur le monde, un regard de bienveillance, un regard contemplatif.

France Cayouette, autrice

L’exposition sera présentée jusqu'au 15 mars.

Avec les informations d'Isabelle Larose

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