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Des locataires de l'avenue Carling mobilisés contre la hausse de leur loyer

Une poignée de manifestants tenant des pancartes devant une tour d'appartements en hiver.

Les locataires qui ont manifesté le 18 janvier 2020 ont souligné que l'augmentation de loyer proposée par Timbercreek dépasse la limite permise en Ontario.

Photo : CBC/Amanda Pfeffer

CBC

Une dizaine de locataires d’un immeuble multilogements de l’avenue Carling, à Ottawa, se sont mobilisés, samedi, pour manifester contre l’augmentation de leur loyer. La hausse de 5,5 % dépasse la limite d’augmentation permise par la province.

L’augmentation de loyer proposée avoisine en moyenne les 50 $ par mois pour les résidents du 2880, avenue Carling, un immeuble administré par le groupe Timbercreek.

Où est la justice pour les locataires?, a lancé Mavis Finnamore, une militante pour l’organisme de lutte contre la pauvreté, Association of Community Organizations for Reform Now (ACORN Ottawa), qui a contribué à la mobilisation.

Mavis Fillamore entourée de manifestants devant un mur de béton en hiver.

Mavis Fillamore, une militante d'ACORN Ottawa, a aidé à organiser la manifestation des locataires du 18 janvier 2020.

Photo : CBC/Amanda Pfeffer

Des locataires du 2900, avenue Carling — un immeuble voisin aussi administré par Timbercreek — se sont joints à la manifestation par crainte de voir leur loyer augmenter de façon draconienne aussi.

Le groupe de locataires s’est rendu aux bureaux des gérants de l’immeuble pour leur livrer une liste de demandes, mais on leur a fermé la porte au nez. Les manifestants ont finalement collé la liste sur la porte des bureaux.

Une augmentation au-delà de la limite

Puisque la hausse proposée par le propriétaire excède le taux d’augmentation permis, Timbercreek a demandé une exemption en vertu de dépenses et d’investissements significatifs comme des réparations au garage et aux aires communes de l’édifice.

Les locataires ont tenté, sans succès, de faire invalider la demande d’augmentation de Timbercreek en apportant leur dossier à la Commission de la location immobilière (CLI) de l’Ontario. Timbercreek attend toutefois qu’une décision formelle soit rendue.

La Commission de la location immobilière ne protège pas les locataires, juge Mme Finnamore. Elle a souligné que les résidents ont présenté à la CLI des documents montrant qu’il y avait de nombreux problèmes avec le bâtiment, comme des logements sans chauffage, de la vermine, de la moisissure ainsi que des électroménagers et des ascenseurs défectueux.

Ces hausses importantes rendent la vie dure pour les personnes à faible revenu. Elles leur font craindre d’être incapables de payer leur loyer et de se retrouver à la rue.

Mavis Finnamore, militante pour ACORN Ottawa

Bon nombre de manifestants n’ont pas voulu donner leur nom par crainte de représailles. La conseillère municipale du quartier, Theresa Kavanagh, leur a indiqué que même si c’est la province qui a le contrôle sur les loyers, la Ville peut néanmoins assurer que les bâtiments soient de bonne qualité.

Un inspecteur des règlements municipaux s’est rendu sur place en réponse à des plaintes et son pied est passé au travers d’une marche d’escalier, a raconté l’élue du quartier Baie.

Timbercreek va entendre ses locataires

En plus de limiter les augmentations de loyer, les locataires ont demandé à rencontrer les propriétaires de l’immeuble pour discuter des problèmes de santé et de salubrité.

Plusieurs heures après la manifestation, les locataires du 2880 et du 2900, avenue Carling ont reçu sous leur porte une note signifiant que Timbercreek souhaite tenir une rencontre le 29 janvier prochain.

La rencontre porte ouverte vous donnera l’occasion de discuter, pouvait-on lire dans la missive. Le message indiquait également que les enjeux d’entretien et les projets d’amélioration seront à l’ordre du jour.

Un porte-parole de Timbercreek a confirmé à CBC que ces lettres ont été envoyées en réponse à la mobilisation. ACORN Ottawa a tenu à saluer l’ouverture de Timbercreek à vouloir rencontrer les locataires.

Selon les plus récents chiffres de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le loyer pour un appartement d’une pièce à Ottawa coûtait en moyenne 1307 $ par mois.

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