•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un camp de création de films pour les membres de minorités culturelles et LGBT+ à Edmonton

Notre journaliste François LeBlanc effectue la mise au jeu lors d'un match jeudi soir.

Radio-Canada

Un camp solidaire de création de films pour les jeunes appartenant aux minorités culturelles ou à la communauté LGBT+ a lieu cette fin de semaine au centre Creative Hive à Edmonton. L’objectif du camp est de permettre à ces jeunes, souvent marginalisés, de partager leurs histoires et de se sentir représentés dans le 7e art.

J’ai été une femme dans un rôle de leader pendant 14 ans. J’ai vécu beaucoup de rejet dans plusieurs industries et c’est devenu ma mission de me battre contre cela, raconte la fondatrice du projet, Andrea Berca.

Depuis, elle a décidé de se battre pour une meilleure égalité et une meilleure représentation dans le cinéma et la télévision, tant devant que derrière la caméra.

En tant que membre de l’auditoire et cinéaste, je suis vraiment lasse et ennuyée [de voir les] mêmes récits, encore et encore.

Andrea Berça, fondatrice de Solidarity Film Camp

Les temps changent, mais très rapidement, indique-t-elle.

Elle a décidé de lancer ce projet afin d'inciter au changement et de permettre aux personnes issues des communautés marginalisées, noires, autochtones et de couleur (BIPOC) et de la communauté LGBT+ de se retrouver et d’être en mesure de se sentir représentées dans l'industrie. Car, selon elle, ce n’est pas toujours le cas.

Grâce à l’appui de divers partenaires et de subventions, elle a monté le camp solidaire, gratuit, pour les cinéastes en herbe.

Des 20 candidatures reçues, neuf cinéastes en herbe ont été sélectionnés en fonction de leurs histoires et des liens qu’ils seront en mesure de développer avec leur co-créateur.

Graceli Ricardo en fait partie.

Je n’ai personnellement pas eu beaucoup d’occasions de travailler sur des films, explique-t-elle.

D’origine philippine, elle est immigrante de deuxième génération. Quand j’étais plus jeune, je ne voyais pas des gens qui me représentaient, je ne me sentais pas représentée dans les films que je regardais. Beaucoup de films n’avaient que des gens [acteurs] blancs, c’est parfois décourageant, confie-t-elle.

Elle a entendu parler de ce camp par un de ses professeurs à l’Université de l’Alberta et a décidé d’y prendre part. Quand je suis arrivée ici, la première chose que j’ai ressentie, c’est l’acceptation.

J’aimerais voir plus d’occasions comme celles-ci.

Graceli Ricardo, participante

Nous avons tous une compréhension générale d’où chacun de nous vient, explique Melody Rose, qui est du même avis.

Je pense qu’être marginalisée est une chose que d’autres personnes dans le monde affrontent [chaque jour]. Quelque chose comme [ce camp], avec des membres de la communauté qui ont déjà fait l’expérience de diverses formes de discrimination à cause de leur sexualité ou leur genre, nous permet d’apprendre comment lutter contre cela, dit-elle.

Je me sens à la hauteur, prête à faire face au monde.

Melody Rose, participante

Durant cet atelier, qui s’étale sur deux fins de semaine, les cinéastes en herbe apprennent notamment à maîtriser un appareil photo reflex numérique et les jeux de lumière, ainsi qu'à perfectionner leurs scripts.

Le produit final d’une durée de cinq minutes sera présenté lors d’une soirée de projection spéciale, le 31 janvier.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Alberta

Cinéma