•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« On veut 50 % » : les femmes encore mal représentées en politique

Groupe de femmes avec des drapeaux roses devant les marches d'un hôtel de ville.

La marche devant l'hôtel de ville de Fredericton le 18 janvier 2020.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Radio-Canada

Une centaine de personnes ont défilé samedi à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, à l'occasion de la Marche des femmes. La thématique de cette année : les femmes en politique.

Pour Susan O'Donnell, l’une des organisatrices de cette marche, les différents échelons de la politique sont encore loin d’être paritaires. Les femmes y sont toujours moins bien représentées.

Les élections sont en mai à Fredericton, déclare-t-elle. Il y a seulement une femme sur le conseil municipal, et ça ne fait pas de sens.

Des femmes marchent sur un trottoir enneigé en tenant des affiches.

Marche des femmes à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, le 18 janvier 2020.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

À l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, 11 sièges sont occupés par des femmes et 37 par des hommes. 

À Ottawa, 98 femmes - un record - ont été élues à la Chambre des communes en octobre dernier, mais les 240 députés masculins forment toujours une large majorité.

De plus, seulement 16 % des femmes candidates ont été élues à la dernière élection fédérale, comparativement à 29 % des hommes candidats.

Jenica Atwin prend la parole en publique le 18 janvier 2020.

Jenica Atwin, du Parti vert, députée fédérale de Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Jenica Atwin, la députée de Fredericton élue pour la première fois l’automne dernier, participait à la marche de samedi.

Selon la nouvelle venue en politique fédérale, la Clinique 554, qui pratique les interruptions de grossesse à Fredericton, n’aurait pas connu le même sort si plus de femmes siégeaient au Conseil des ministres du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

La clinique privée est menacée de fermeture parce que le Nouveau-Brunswick refuse de financer les avortements qui ne sont pas pratiqués dans un hôpital.

Norma Dubé.

Norma Dubé, ancienne sous-ministre à la Direction de l'égalité des femmes au Nouveau-Brunswick, le 18 janvier 2020 à Fredericton.

Photo : La Presse canadienne / Jean-Philippe Hughes

Même si elles ne sont pas totalement absentes, on peut conclure que les femmes demeurent, en 2020, largement à l’écart du pouvoir, croit Norma Dubé, ancienne sous-ministre à la Direction de l'égalité des femmes au Nouveau-Brunswick.

Que ce soit aux conseils des ministres, que ce soit au conseil municipal, un conseil d'administration, au Parlement, pour que la voix [des femmes] soit entendue, pour que le changement soit vrai, il faut au moins le tiers. Nous on veut 50 %, dit Mme Dubé.

D’après le reportage de Jean-Philippe Hughes

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Nouveau-Brunswick

Politique