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L’accès aux services de santé au cœur de la 4e Marche des femmes au Manitoba

Deux femmes rousses emmitouflées, dont l'une qui tient une pancarte ornée d'un cintre indiquant que le livre La Servante écarlate n'est pas un mode d'emploi.

Des manifestantes devant le palais législatif du Manitoba

Photo : Radio-Canada / Walther Bernal

Gavin Boutroy

Des dizaines de personnes ont bravé le vent et la neige samedi pour se rassembler devant le palais législatif du Manitoba à l'occasion de la 4e Marche mondiale des femmes. Le thème cette année est l’autonomie corporelle et la santé reproductive.

Malgré l’avertissement de neige et un indice de refroidissement éolien de -30, plus d’une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant les colonnes du palais législatif du Manitoba.

Les pancartes disaient : « l’avortement est un droit de la personne », ou encore « Plus de sœurs volées », en référence aux femmes autochtones disparues et assassinées. Plusieurs femmes ont pris la parole, dont l’organisatrice de la marche, Brianne Goertzen, qui a prononcé un discours portant sur la santé reproductive.

Elle avait dans sa mire le gouvernement provincial de Brian Pallister, qui a fermé le service d’obstétrique de la ville de Flin Flon, dans le nord du Manitoba. Une mesure qui force des femmes à se déplacer, parfois à des centaines de kilomètres, pour accoucher.

Une femme tenant une pancarte dans une foule.

Une manifestante avec une pancarte indiquant que l'avortement est un droit de la personne.

Photo : Radio-Canada / Walther Bernal

Il s’agit, selon elle, d’un recul en ce qui concerne les acquis des femmes au Manitoba. Le combat n’est pas terminé, nous devons nous rendre dans les rues et devons exprimer notre opposition à tout recul de nos droits. Pas seulement ici au Manitoba, mais à travers le monde, dit-elle.

Il est important que les femmes, les hommes, et les alliés se rassemblent pour démontrer leur solidarité, pour le fait que chacun a droit à son propre corps, poursuit Mme Goertzen.

Elle a aussi souligné qu’il est difficile pour les femmes en dehors des centres urbains d'accéder à des avortements, une situation qui touche en particulier les femmes autochtones dans le nord de la province.

Kirby Burke, une mère et survivante d’agression sexuelle, indique qu’elle sentait une obligation morale de se présenter à la manifestation pour changer des attitudes quant aux corps des femmes. Elle dit qu’elle a souffert de sentiments de honte et de culpabilité après avoir été agressée.

Une jeune femme souriante dans la neige.

La manifestante Kirby Burke

Photo : Radio-Canada / Walther Bernal

Je ne croyais pas que j’avais le droit à mon propre corps, lance-t-elle. Les gens doivent se souvenir que nous avons droit à nos corps, et que nous avons le droit de dire non, et le droit de dire oui.

La Marche des femmes avait lieu au Manitoba pour une quatrième année consécutive, c’est l’une de 32 manifestations à travers le monde samedi.

Le mouvement a d'abord été lancé aux États-Unis, en janvier 2017, en réaction à l'élection du président Donald Trump et à ses déclarations sexistes : cette année-là, des milliers de personnes avaient défilé dans les rues de la capitale manitobaine en solidarité.

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