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Propos en ligne: nouvelle suspension d’une infirmière au CIUSSS de l’Estrie-CHUS

Le CHUS de Sherbrooke

Le CHUS de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une autre infirmière du CIUSSS de l'Estrie-CHUS a été suspendue sans solde pendant un mois, l'automne dernier, pour des propos tenus sur les réseaux sociaux.

Pendant les Fêtes, l'infirmier Jean-Sébastien Blais avait, lui aussi été suspendu après avoir dénoncé ses conditions de travail difficiles en psychiatrie sur Facebook.

Cette fois-ci, l'infirmière, qui désire préserver son anonymat, a été réprimandée pour ses propos tenus dans une conversation privée avec quelques collègues sur l’application Messenger de Facebook.

Le Syndicat des professionnels en soin des Cantons de l'Est associé à la FIQ dénonce que des employés doivent en venir à lancer un cri du cœur sur internet, faute d’écoute de la part de leur employeur.

Quand on sonne l’alarme, comme professionnel, est-ce qu’on peut nous écouter ?

Sophie Séguin, présidente du Syndicat des professionnels en soin des Cantons de l'Est

Sophie Séguin rappelle que les infirmières sont bien placées pour déceler les problèmes dans l’organisation du travail, elles qui œuvrent à proximité des patients au quotidien. En plus, on en donne des solutions et malheureusement ça arrive qu’on n’ait pas d’écoute et ça c’est désolant, ajoute-t-elle.

Selon elle, ces situations auraient pu être évitées si l’employeur était plus sensible à la réalité de ces professionnels de la santé.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS n’est pas en mesure de confirmer la suspension de l'infirmière pour le moment.

Prudence sur les réseaux sociaux

Le syndicat associé à la FIQ appelle, par ailleurs, ses membres à faire preuve de la plus grande prudence lorsqu’ils publient des messages sur les réseaux sociaux ou dans le cadre de conversation privée en ligne.

Les gens pensent que tout est privé, mais les personnes peuvent copier le texte ou la vidéo qui a été envoyé et les remettre à quelqu’un d’autre et ça devient public.

Sophie Séguin, présidente du Syndicat des professionnels en soin des Cantons de l'Est

Selon Sophie Séguin, les professionnels de la santé qui vivent des situations inacceptables dans le cadre de leur travail devraient d’abord se tourner vers leur syndicat pour dénoncer le problème vécu ou se tourner vers leur chef d’équipe.

La ligne est très mince dans la liberté d’expression. Oui, on a le droit de s’exprimer, mais on peut ensuite se retrouver avec des problèmes, souligne-t-elle.

Dans le cadre de leur fonction, les professionnels de la santé se doivent de préserver la confidentialité des dossiers qu’ils traitent afin de protéger le public.

En conséquence, le Syndicat tente de sensibiliser ses membres au fait que les réseaux sociaux ne constituent pas nécessairement la meilleure plateforme pour dénoncer des situations .

Avec les informations de Natacha Lavigne

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